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El Camino de Perceptión
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elcaminodeperception-blog · 8 years ago
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Aujd'hui j'ai fait une descente en velo de 69km, el camino de la muerte, qui cette foi ci, comme trop souvent d'après Damien notre guide, portait bien son nom. Le parcours commençait à 4600m, au niveau d'une retenue d'eau gigantesque, les nuages courraient la montagne et dansaient par vague de brumes, nous offrant de temps en temps un rayon de soleil, ou son reflet sur la neige qui étaient à peine à 200m au dessus de nos têtes. Après un bon petit déjeuné à se les geler, et avoir fait la connaissance de nos 2 guides, Damien et Luis, nous entamons la descente sur une route très bien pavée et sinueuse à souhait. Le paysage est époustouflant, quelques nuages glissent sur des pics rocailleux d'un noir grisonnant, des cascades plongent sur des dizaines voir des centaines de mettre, et une fine couche de végétation parsème le noir de pigments jaune tirant sur le vert. On prend vite de la vitesse et c'est juste ce qu'il nous fallait pour une reprise en main des jolis montures qu'il nous était donné. Mais mes yeux ont à peine eu le temps de se régaler que plus on descendais, plus on s'enfonçait dans les nuages. Tout d'abord tel une fine brume se déposant sur mes lunettes, nous entrions vite dans une zone de brouillard danse et de pluie torrentielle. Mes lunettes perdent vite leur première utilité pour au final m'empêcher de voir totalement. Je m'arrête donc pour les enlever, remonte sur mon velo et rattrape le groupe prudemment malgré la visibilité à chier. On s'arrête ensuite pour acheter les tickets d'entrée pour la route de la mort, on est tous trempée jusqu'à l'os, on remonte dans le minibus, on se réchauffe comme on peut pendant 5 petites minutes, pour enfin arriver au fameux chemin. Je comprend très vite d'ou lui vient son nom. En regardant par la fenêtre du minibus je sens mon cœur se dresser face au vide vertigineux qu'il y'avait à peine 30 cm après les roues du bus. Et après les paysages montagneux nous étions maintenant littéralement dans la jungle, avec sa végétation luxuriantes et ses petits cris d'animaux. Notre bus s'arrête en haut d'une route de pierres large de 3m50, et après un petit brief de secu et avoir appris que le vide sur notre gauche était en moyenne entre 60 et 100m et atteignaient casi 500m a l'endroit le plus haut du parcours, nous enfourchions nos vélos et commencions la descente. La pluie et le brouillard persistait, et j'avoue qu'avec le réveil a 6h20 j'étais pas très serein sur les cailloux glissants. Notre guide traçait, sans peur, je le suivait comme je pouvais. Mais voilà, après avoir fait des photos au dessus d'un vide de 200m, qui j'avoue ne me rassurait pas plus que ca, nous primes un virage et un homme me dit de ralentir, il y'avait plusieurs minibus arrêtés sur le chemin, et un groupe de touriste comme nous, assis, les vélos posés sur le côté. Je m'approche donc, en même temps que les membres de mon groupe qui arrivent un par un, et j'apprends que quelqu'un est tombé. Mon sang se glace sur ces mêmes mots, le vide devant moi devait atteindre 80m facilement. J'essaye d'en savoir un peu plus et l'on m'explique que c'est un minibus accompagnant un groupe de cycliste qui a chaviré dans un virage un peu trop court. On peut apercevoir 10m en aval le porte velo avec encore un velo plié en 6 qu'il devait porté sur son toit et qui avait dû rester accroché durant sa chute à quelques plantes tropicales. Des équipes de guides s'attroupent et attachant un cordage a un minibus pour descendre secourir le conducteur. Luis lui enfile un bodriller pour assurer la descente, et Damien, qui nous avait dit avoir fait des études médicales, supervise. Une deuxième corde est tendue depuis l'ambulance, et un autre guide avec un brancard sur le dos part lui aussi à la rescousse. Je faisais la journée avec Camilla, une jolie danoise que j'avais rencontré à mon hostal, elle était vraiment choquée. J'essayais de la réconforter comme je pouvais, combattant la boule au fond de mon ventre qui me nouait la gorge pour essayer de la faire sourire, discutant de choses légères ou plus profonde, essayant de trouver dans ma relativité des mots pouvant la faire sortir de la noirceur qui la submergeait. Le temps passe, puis ils nous demandent de faire 2 groupes pour tirer les cordes, la végétation empêche de remonter les sauveteurs rapidement et on doit tirer 1m ou 2 toutes les 2 min. Au final nous avons attendu pendant 2h sous la pluie, le temps qu'ils remontent avec peine sur le brancard un corps sans vie. Entre temps la famille du conducteur avaient eu le temps d'arriver, et même si on pouvait discerner de la tristesse dans le fond de leurs âmes, ils restaient placides, d'un calme déconcertant. La valeur de la vie n'est pas du tout la même dans ce pays. Sont ils pour autant des monstres sans cœurs ? Ou sommes nous, occidentaux, trop attaché à la vie ? Tellement que nous rejetons avec force l'unicité de la mort et de la vie, ne voyant en la vie qu'une droite croissante vers la mort, quand elle est au final une boucle tendant vers l'infini. Notre vie et notre mort sont un tout, une seule et même chose unique, qui au final n'est rien si l'on ne considère pas toutes les vies dans un ensemble global. Apres ce tragique événement, et une foi le corps dans l'ambulance, le soleil perce les nuages et la pluie cesse. Luis reste sur les lieux pour aider à récupérer les passeports restés dans le bus. On repart donc avec Damien, au début à pied puis à vélo. 50 mètres plus loin, Damien nous montre le bus tombé, du moins ce qu'il en reste, il est bien 120m plus bas, et a pris la forme d'un tube. On reprend la route doucement, mais une brume noir voile mon esprit, brouillant ma concentration avec des questionnements existentiels. Je me perds dans mes pensées, jusqu'à me faire surprendre par une pierre qui, si j'allais un peu plus vite, m'aurais envoyé moi aussi dans le ravin. Puis je me dis, et réalise, que nos vie ne tiennent qu'à un fil, alors il faut profiter de chaque bouffées d'airs, de chaque instants comme si c'était le dernier ! Et à partir de cet instant mes peurs se sont volatilisées. Je commence à prendre confiance en moi et en mon vélo et à prendre bien plus de vitesse. Puis après m'être arrêté pour pisser, je me suis donné à fond pour rattraper tous les autres, ce que je fis plus rapidement que je ne le pensais ! Je collais dorénavant Damien, trouvant quelques fois qu'il allait trop lentement, je touchais presque plus aux freins et arrivais même à faire des petits sauts de cailloux ! On arrive enfin au bout du chemin, il est 18h et on est à 1100m d'altitude. On meurt littéralement de chaud et on sent l'air humide et tropicale de la jungle. Le bus nous récupère et nous emmène dans un hostal avec douche, piscine, et un buffet à volonté ! (On avait encore rien mangé de la journée) Puis on remonte dans le minibus pour 3h de route jusqu'à la Paz, le temps pour moi d'écrire ce pavé qui me fera le plus grand bien. Camilla elle est toujours choquée, ça se voit même si elle le cache plutôt bien. Heureusement j'avais eu 3h pour trouver les mots en anglais pour essayer de la faire relativisé, j'ai pris le temps de lui parler et j'espère que ça aura marché.
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elcaminodeperception-blog · 8 years ago
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Un continent entier, des milliers de cultures différentes qu'on a voulu assimilé, comme s'il on pouvait effacer l'histoire d'un peuple entier comme on jette un livre au feu ? Demandez aux nazis ou aux bolcheviks, comme un livre brûlé reste dans les têtes, la culture elle reste dans les cœurs. Un continent entier parlant une seule et même langue... C'est ce qui m'a le plus choqué. Passer une, deux, trois frontières, et toujours cette même langue, architecture, religion coloniale. Je pense sincèrement que le monde occidentale à peur de la sortie de la pauvreté de ce continent riche et fort de tous temps. Car ils savent que tant qu'ils restent dans la pauvreté c'est triste mais ils ne peuvent pas voir plus loin que le bout de leur nez, de leur journée. Mais viendra un jour où on leur rendra la parole, où on leur laissera le droit de proclamer tout haut leur histoire, leur souffrance, leur volonté. Comme ce que fait l'Occident depuis tant d'année. Car malgré les apparences ce peuple est bien plus enclin à la prospérité que nous le sommes nous, consommateu-roi-des-cons-sommateur rois. Ils ont prospérer depuis autant voir plus longtemps que l'a fait notre beau monde de Méditerranée, et cela avec une compréhension nécessaire et mutuelle de la nature, respectant cette dernière comme une mere. S'adaptant aux conditions les plus arides. La vie humaine est partout ici, et ce depuis des millénaires, que ce soit sur des plateaux plus hauts que le mont blanc, dans des déserts arides ou dans des jungles tropicales. Quand nos ancêtres se contentaient d'établir leurs villes dans de tranquilles vallées fluviales ou l'abondance des cultures nourrissait toute la population, les civilisations pré-inca de l'altiplano bolivien se servait de système d'irrigation spécifique qui alliant l'évaporation journalière et la disposition des terrasse créaient un microclimat nécessaire à la culture des pommes de terres... "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? " Je viens tout juste de comprendre cette phrase, fenian que je suis. Car la facilité mène au vice, à la lâcheté, puis à l'abus de pouvoir. Ce qui est facile devient bien trop vite acquis, et ce qui est acquis oublié... Quand de l'autre côté, la difficulté pousse au surpassement, à l'ingéniosité, et même au bonheur car on ne savoure les victoires que face aux choses difficiles. Et voilà donc pourquoi nous occidentaux, sommes les plus riches, ayant la vie la plus facile, et les plus tristes du monde. Car depuis 2000 ans tout devient de plus en plus facile, et l'était peut être déjà trop à la base... Voilà pourquoi lassé de la facilité dont tout se passait chez nous, nous avons voulu conquérir et asservir le monde entier... La facilité et la lassitude qui en ont suivit sont les maux de notre civilisation occidentale, qui elle même est le mal qui ronge le monde entier aujourd'hui.
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elcaminodeperception-blog · 8 years ago
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Je prend donc un bus de nuit le lendemain pour la Paz avec les 3 allemandes de la veille, le paysage a l'air magnifique, mais il fait nuit je vois quedale. On arrive au petit jour à la Paz, il est 6h, je me réveil et me retrouve dans une ville-montagne. Une brume rosée par le leve de soleil glisse sur les pentes, découvrant petit à petit les faces a pics recouvertes de petites maisons de briques. Mes yeux n'en reviennent pas. On s'installe tous les 4 dans un petit hostal pas cher, super, excepté pour les douches et les chiottes qu'il partage avec le bar d'en dessous. Une foi qu'on s'est installé dans la chambre, je pars à la découverte de cette ville en solitaire pour aller faire mon vaccin de la fièvre jaune. La Bolivie vie ! Le traffic est dense et on entend des klaxons tout le temps, les rue sont bondée de monde et de petites échoppes, on se croirait au Vietnam ! Rien à voir avec le Chili et son mode de vie casi-occidental. Je ne savais pas à ce moment là que j'allais finir par passer 9 jours au lieu de 2 dans cette ville, d'une à cause du vaccin, mais surtout pcque je m'y sentais super bien.
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elcaminodeperception-blog · 8 years ago
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Et j'ai vraiment bien fait de rester à Uyuni une nuit de plus. Je me réveil donc à 1h du matin, apres 2 petites heures de sommeil et la fatigue de la veille je sais pas comment j'arrive à tenir debout. Ah si, le ciel qui était complètement couvert à 21h s'était totalement dégagé, et juste le fait de voir les étoiles depuis ma chambre m'avait motivé et réveillé. Je pars donc au point de rdv et me retrouve avec un groupe de Japonais d'Osaka qui sortaient de fac de médecine, super cool ! On part donc après avoir enfilé une paire de botte vers le salar dans la nuit noir. Une foi arrivée le spectacle est juste magnifique... La voie lactée est juste au dessus de nos tetes, et se reflète dans le salar comme et le ferait dans un miroir ! On s'arrête et je perd pas une seconde avant d'installer mon trépied et mon appareil, je suis excité comme un gosse, et je vais passer les 7 prochaines heures à ne faire que des photos d'étoiles, m'emerveillant à chaque fin de chargement. Les japonais aussi étaient stupéfiaient, et le montrait en s'exclamant à grand coup de "sugooiiiii", ils sont drôles ses japonais, et tellement gentils aussi 😊 Je leur explique aussi (car ils avaient un super hybride, meilleur que le miens) comment prendre des photos d'étoiles, après ça j'ai eu le droit à des "alligato Ilias" toute la nuit, en me disant que j'avais sauvé leur sorti photo, j'ai même eu le droit à un câlin collectif, mignon mais digne des teletobeez, c'était plutôt marrant ! Puis le soleil s'est levé et je me suis retrouvé entouré de formes limites psychiadeliques, formée par les lointaines montagnes et leur reflet, que les couleurs rose et bleutée venaient doucement accompagner. Une foi le soleil bien levé ma lourde fatigue est réapparu, on remonte tous dans le 4.4 pour enfin aller me coucher.
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elcaminodeperception-blog · 8 years ago
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Le réveil sonne, il est 4h15, je dois dormir depuis à peine 2h, à ma grande habitude je ne bouge pas d'un poil, si meme je l'ai entendu sonné, je sens du fond de moi meme de l'agitation autour de moi, les autres se réveillaient doucement préparant leur sacs, et là j'entends "on voit pleins d'étoile le ciel s'est dégagé !", plus efficace qu'un saut d'eau gelée cette phrase m'a fait bondir de mon lit en 2 sec, j'étais surexcitée, il était 4h, on voyait le bulbe de notre chère voie lactée! Je m'habille en 2 mouvement, je prend mon matos du troisième, et 2 min plus tard j'étais dehors dans le noir caméra/trépied en place. Et j'ai pas regretté 😍 Puis go en voiture pour voir le levee de soleil sur Uyuni, qui au final à ete un leve de soleil sur le 4.4 car on est arrivé à Uyuni vers 8h30... Mais ca m'a pas dérangé j'étais devant et la route traversant des zones rempli d'eau reflétant les lueurs matinales me satisfaisait ! On prend ensuite le petit dej dans un véritable hostal de sal sur le salar, où je recroises des israéliennes, des Allemandes et des danoises que j'avais croisé avant et qui en profitent pour toutes me dégoûter avec leurs photos du levé de soleil sur le reflet parfait du salar... On part ensuite nous aussi découvrir ce desert de sel avec nos guides. C'est simplement magnifique. Nous sommes pour l'instant sur la partie sèche, la plus haute du salar, et le sel forme dès figures octogonales parfaite dans le sol, comme si l'on marchait sur une ruche gigantesque jonchée d'alvéoles... Ah la douce est simple reproduction fractale à toutes les échelles d'un schéma récurent de mère nature, j'aime quand il nous saute aux yeux comme ça si facilement. On s'arrête ensuite pour prendre une série de photos touristique comme tous le monde les aime tant, le paysage est toujours autant époustouflant. J'ai fais la connerie de dire à Marisa qu'avec une bière ce serait parfait ! Elle me sort une bière à la coca chaude qu'elle ne voulait pas, je me retrouve obligé de la boire, ca me fait remonter toute la fatigue de la veille limite à me sentir mal ahah Mais la beauté exceptionnelle du paysage m'aide vite à oublier tout ça. On reprend ensuite la voiture pour 15 bonne minutes (aucune notion du temps à vrai dire), pour enfin arriver à la partie recouverte d'un fine couche d'eau, un miroir parfait... Pour éviter de mouiller mon unique paire de chaussures je marche pieds nus. L'eau est parfaite, mais le sol est jonché de petits carrés de sels d'1/2 cm de côtes, tous strictement identiques, tellement qu'ils aurait pût êtres manufacturés, et ils s'enfoncent sous mes pieds, m'obligeant à piétiner comme si c'était sur des braises que j'étais en train de marcher. Apres une petite heure à profiter de ce paysage de rêve on repart. J'étais devant je devais donc traduire l'espagnol en anglais, mais mon état de fatigue me laisser paraître la tâche comme impossible, je mêlais français espagnol avant de finir en anglais, au moins ca les faisaient rire ! Apres ca on s'est arrêté à un marché d'artisanat, j'ai sauté sur l'occase pour faire une grosse sieste sur la banquette arrière le temps que les autres shoppaient. Et pile au moment où je leve la tête apres 30min de sieste extraordinaire, je vois Anief une allemande que j'avais rencontré à la sortie astro à san Pedro, elle me dit qu'elle passe une nuit à Uyuni avant de monter à la Paz, dégoûté de ne pas avoir eu le Sunrise je décide de faire de même et de prendre le meme bus qu'elle et ses 2 potes le lendemain.
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elcaminodeperception-blog · 8 years ago
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Cette journée commence par une jolie lagune blanche surmontée de 2 sommets, et surprises, un resto vend des bières ! J'y fonce avec guillerme, et profites d'une Hk (qui est la moins cher dans tous les pays apparement ahah) bien mérité, face à ce paysages et ces flamands roses c'est juste parfait ! Puis on remonte dans le 4x4 pour la Laguna Honda, qui est la plus profonde de toutes, ce qui est drole c'est que Ankit et Jasmine nous expliquent que Honda signifie profond en indien, les cultures se mêlent bien plus que l'on préfère le croire, j'adore ! On continue ensuite vers la montagne aux 7 couleurs que l'on admire depuis un desert gigantesque avant de redescendre en altitude par le chemin de l'inca, qui pourtant naturel ressemble vraiment à une construction humaine. On y apercevra des viscaches trqlment perché sur les rochers avant de redescendre à 4000m à la civilisation dans un petit village de 60 habitants et sûrement 10x plus de lamas pour manger un repas encore une foi bon et délicat. Apres s'être arrêté pour voir quelques lamas et un champs de quinoa on est reparti pour quelques heures de voitures. Je me rend enfin compte d'être en Bolivie, on passe quelques village, c'est tellement différent du Chili ! Et les paysages changent tellement vite aussi. On s'arrête faire une pause dans une ancienne gare de train, notre guide nous dit qu'on peut acheter des bières de quinoa, de cactus et de coca. Ils prennent les chilenos, j'en fais donc le stock ! Puis 2-3 bières plus tard c'est reparti, j'ai pas fini ma bière mais je peux la finir dans le 4.4, on roule pendant 30 min sur une parcelle de terre entourée d'eau reflétant le ciel, un des 2 français de mon groupe a mis The dark face of The moon sur le jack de la voiture, avec la vue, et ma bière, j'étais plus qu'au paradis ! Tellement que j'en ai rouvert une autre pour faire durer le plaisir, mais on arrivait à l'hôtel à peine 5min plus tard... J'ai du décharger mes affaires avec ma bière ouverte à peine entamé dans les mains, un peu bourré, j'ai finis par la renverser. L'hôtel de sel est magnifique, perché sur une petite colline avec une vue imprenable sur la vallée, les montagnes, et au fond à une 20ene de km le salar d'uyuni reflétant le rose du couché de soleil. Apres mangé et après quelques verres de vins bien mérité on se retrouve à apprendre à danser des danses arabes avec guillerme et Antony dans la chambre de 3 chiliennes qui, si elles l'avaient pût, ne nous aurait pas fait que danser. Mais après avoir bien rigolé on est tous les 3 crevés et on va se coucher. Mais je pense que j'étais trop excité à l'idée de voir le salar d'uyuni au leve de soleil le lendemain, j'arrivais pas à dormir avant bien 2h du mat...
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elcaminodeperception-blog · 8 years ago
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A 17h et apres une très longues journée nous rentrons au camp/hostal où nous allions passer la nuit, a 4600m d'altitudes. Les feuilles de coca que je mâche et renouvelle continuellement ne font presque plus effet, mon pou cogne et résonne dans ma tete comme si le sang voulait s'échapper de mes veines, j'ai le souffle court comme si mes poumons ne pouvaient se remplir entièrement, calme et confiance sont les seuls mots d'ordre qui tourne en boucle dans ma tête. Mais le lieu est magnifique, perdue entre 3 volcans et la lagune Colorada qu'on peu apercevoir au loin. Je m'assois à côté de mon appareil en train de prendre le couché de soleil et essaye de jouer de la kena... Très mauvaise idée avec le manque d'oxygène de souffler dans un instrument à vent, je m'arrête dès que je vois des petites étoiles courir les montagnes en clignotants. Je rentre manger avec le groupe, on est plutôt choyer : on mange bien plus qu'à notre faim, et en plus de ca on a du vin bolivien ! Tout le monde a le mal d'altitude, on a du se boire les 2 bouteille à 4-5 du coup, je suis sorti faire des photos d'étoiles juste après, je me suis rendu compte que j'étais un peu bourré. Je l'ai vite regretté en essayant d'aller me coucher, je sais pas si c'est l'alcool qui l'a accentué mais ma tete ne s'arrêtait plus de cogner... J'ai tout de même réussi à m'endormir en usant d'un système de respiration buco-nasale synchronisé, augmentant le débit d'air le mal à commençait à s'atténuer. Lendemain matin réveil aux aurores, de même, et juste après le petit déjeuné on a eu la chance de voir un, puis 2, puis 10 lamas sortir de derrières la collines derrières les habitations ! Et c'était reparti pour une journée à travers l'altiplano bolivien en direction d'Uyuni.
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elcaminodeperception-blog · 8 years ago
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Amadouée par l'euphorie d'être au pieds de volcans enneigées, face à des lagunes salés, sulfurée ou de milles pigments colorées, j'en venait à oublié l'altitude et le mal qui en découlait. Mais plus nous roulions, plus nous grimpions, et plus je sentais mon cerveau dans ma tête qui gonflait. 
Arrivé 3h plus tard aux geysers de souffres, point culminant à 4900m (quand vous voulez on se fait le mont blanc 😉 ), le mal devenait insoutenable. Heureusement j'avais croisé des chiliens à la frontière qui m'avait donné un gros sac de coca, j'en pris donc une bonne poignée que je me mis à chiquer. Et comme par magie le mal de tête et de ventre se volatilisèrent.  Je passa donc ma journée coca sous la joue. 
L'altitude fatiguait, et j'avais rencontré un espagnol/français la veille, avec qui j'avais dû finir les bières que j'avais acheté, couché vers les 2h pour 3h de sommeil ça ne devait pas aidé. 
Une heure plus tard nous firent une pause dans une source thermale, l'eau était tellement chaude qu'une foi à l'intérieur mes muscles étaient si détendu qu'ils ne répondaient plus... C'était jouissif, surtout face à cette vue ! 
Puis nous somme repartis pour quelques heures de 4x4, le paysage devait être magnifique mais j'avoue j'ai dormi. Quand je rouvrais les yeux, nous étions face à une gigantesque étendue rose, qui dénotait avec le blanc taupe du désert et les tons bleus du ciel : La Laguna Colorada, garde manger à ciel ouvert pour des milliers de flamands roses, eux aussi, venant grignoter les crevettes extrémophiles qui peuplent ces eaux boratés.
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elcaminodeperception-blog · 8 years ago
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Le lendemain levé 6h et départ aux aurores pour un tour de 3 jours avec un groupe de 12 touristes jusque Uyuni à travers l'altiplano bolivien. Après avoir passé la douane chilienne à San Pedro, on prend un minibus jusqu'à la frontière bolivienne, à 4300m d'altitude. La chaleur désertique de la vallée à laissée place à un air pur et froid de montagne. Apres un petit déjeuné à base de guacamole (délicieux) et un tamponnage de passeport digne d'un compostage sncf, se sépare en 2 groupes pour monter dans des 4x4 7 personnes.
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elcaminodeperception-blog · 8 years ago
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Pour ma dernière soirée à San Pedro, je pars faire un tour astronomique à la vallée de la lune. En attendant le départ, je rencontre 5 Allemandes plutôt cool, on sympathise avant de monter dans le minibus. 
Arrivée là bas, je suis plus intéressé par mes photos que par ce que raconte le guide et ce que répète là traductrices. Ils ont avec eux un bon petit télescope à monture équatoriale dans le quel j'ai pût observer pour la première foi les détails de la lune de mes yeux et aussi apercevoir Jupiter et ses orages de gaz dansant à sa surface. 
Ils nous ont ensuite parlés des différences entre les constellations européennes et amérindienne ; quant eux ont une graine qui pousse donnant un arbre fruitier, nous nous avons Orion, qui tire une flèche sur un autre guerrier...
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elcaminodeperception-blog · 8 years ago
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J'arrive enfin à San Pedro de Atacama. Le trajet qui devait durer 20h en a finalement mis 24, j'arrive donc à 22h au lieu de 18h.  La ville est déserte, sans bruit ni éclairage. 
J'ai rencontrer 2 allemands dans le bus et on commence à faire un bout de chemin en direction de nos hostal respectifs ensemble. (heureusement qu'ils étaient là car sans eux et sans leur Google map hors connexion je n'aurai jamais pût trouver mon hostal) Apres 10 bonne minutes de marche on arrive enfin au centre de cette petit ville désertique et mega-touristique. La rue s'illumine petit à petit et s'emplit en même temps de voix de langues du monde entier, toutes tirants vers des tons et rires éméchés. 
Je quitte les allemands en plein centre ville, et continue mon chemin sur la rue principale. Je continue pendant bien 15min, dont 10 dans le noir total pour enfin arriver à mon hostal/camping. Je réveil le gérant dans son mobile-home et m'installe seul dans un dortoir de 4, heureusement d'ailleurs car il n'y avait pas de lockers.  Je fais charger un Izap4U, et m'installe dans le hamac pour le matter avec ce qu'il se doit à côté. Me faisant très vite bouffer par les moustiques je file me coucher dans mon lit ou des fourmis ne tarderont pas à venir me manger. 
Le lendemain je me réveil tard, mal dormis. Je m'empresse d'aller manger un bout et par à la recherche d'un hostal, mieux situé, moins cher, avec lockers et sans fourmis. J'en trouve un parfait, 2x moins cher. Je m'y installe volontier. 
Je vais ensuite passer 2 jours à San Pedro sans trop faire grand chose. La chaleur et l'altitude (2700m ce qui est rien du tout en fait) m'épuise, je me contente donc de découvrir cette petite ville désertique entourée de volcans enneigés. La première après midi, en errant dans la ville je rencontre un groupe de jeunes voyageurs musiciens qui, après s'être rencontrés ici, passent leur journée à jouer sur la place du village. Je sympathise très vite avec eux et passe mon aprèm à les écouter, à boire ou à jouer du sax à leur côté. Ils étaient tous adorables ! 
PS: je haie Tumblr, ce texte n'est qu'une pâle copie mémorielle, écrite dans un état d'ébullition intérieur d'insatisfaction personnel, d'un original bien mieux rédigée, et supprimé au moment même où j'allais le publier.
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elcaminodeperception-blog · 8 years ago
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C’était donc parti pour 24h de bus en direction du désert d’Atacama.  Au fur et à mesure que l’on montait vers le Nord la végétation disparaissait. Se limitant au début qu’à de petits arbustes épineux, au bout de 16h de voyages mes yeux ne pouvait plus que contempler du sable et des roches comme seul paysage. 
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elcaminodeperception-blog · 8 years ago
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Je suis montée en funiculaire sur la colline de Santiago pour le couché de soleil, j'ai voulu le voir jusqu'au bout, mais un peu trop longtemps… Ensuite j'ai du redescendre à pied, c'était super long et sur un tout petit chemin en terre tout glissant parfait pour le vélo, j'ai dû le faire en courant vu qu'il était 20h30 : mon bus partait à 21h45. Je devais encore récupérer mes affaires à l’auberge, et étant donné que j’étais monté un funi je n’avais aucune idée du chemin à prendre.
Le petit chemin que je pensais descendre en 20 min devait finalement prendre bien 1h à faire en marchant, je me suis donc donné à fond !
Mais voilà à la fin il commençait à faire nuit et y’avait plus aucun coureur… Je voyais que le chemin s'éloignait de plus en plus de la ou je devais aller, un chef de groupe de course m'avait dit : “toujours en bas et tu vas trouver ! ”, mais la ca allait grave sur la gauche, alors j'ai pris un chemin qui me paraissaient dans la bonne direction… Qui était enfaite une impasse… J'avais pas le choix, j’étais déjà bien trop descendu pour rebrousser, je devais continuer.
Alors j'ai descendu la colline comme ça, par des pentes plus que raides où la terre et les pierres glissaient sous mes pieds…
Puis je suis arrivé à une première barrière qui servait à bloquer les éboulements, dans une petite cuvette remplie de pierres de toutes sortes, grande, petites, et moi j'étais obligé de courrir dessus, en faisant gaffe de pas me faire la cheville.
Puis après avoir longé en courant dans ma direction, puis dans l'autre, je me suis rendu compte qu'il n’y avait pas d'issue. J'ai donc longée en descendant pdt bien 500m, toujours en courant, aux travers de plantes sèches hautes de ma tailles que je cassais de coup de bras dans mon élan, m’embourbais dans un marquage, et tout ça dopé à un mélange de peur, de stress et d’adrénaline, le visage dégoulinant de sueurs et ma housse d'appareil photo dans la main.
Puis arrivé à un endroit j'ai enfin vu une route en contrebas, j'ai donc escaladé la barrière anti roche à l'endroit le plus propice, et la je me suis retrouvé dans une pente raide comme jamais, j'avais même pas besoin de marcher tellement la terre et les pierres glissaient sous mes pieds, les quelques arbres aux quels je pouvais m'agripper était remplis d'épines, je m'accrochais donc aux pierres, qui partaient sous mes doigts…
Je me rappelle m’être dit une ou deux foi “calme toi, si tu glisses là, tu meurs », déscaladant des roches bien trop hautes sachant la friabilité du sol. Pour me motivé je me rappelait la foi ou on avait du escalader une montagne, ski à la main, avec bob et nico au dessus d’un vide de 8m, j’avais connu bien pire ça ne pouvait que bien se passer.
Et bien sure, arrivé en bas il y'avait une jolie barrière de 4m qui protégeait la route recouverte sur 2m de large par des buissons bourrés de piques… J'ai donc encore du longer la barrière et les épines, sur une pente raide qui s'effritait sous mes pieds.
Au final je suis tombé 2 fois dans les buissons, pour enfin trouver un endroit où ils ne montaient qu'au milieu, j'ai pris mon elan et sauté les buissons pour venir m'accrocher et escalader la barrière comme je pouvais. Enfin sur la route j'ai tout donné pour arriver à temps…
Au final je suis arrivé à l'hostal de la boue jusqu’aux chevilles, les mollets en sang, le visage marqué de traces de terre collés par la sueur. J'ai pris une douche en 5 min, et c'était reparti pour courir prendre mon bus, mais avec mon sac sur le dos, et la ½h de course/trail/escalade, mes jambes parvenaient à peine à me tenir debout.
Au final je suis arrivé 5 min avant le départ du bus, je suis dedans et j'ai la meilleure place, panoramiques avec une couchettes comme en classe affaire, ça m’aide à fêter ma victoire  
Et à part mon ongle de pieds déjà bien amoché qui a tiré ce jour là sa révérence, je m'en suis plutôt bien tiré.
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elcaminodeperception-blog · 8 years ago
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Le street art fait partie intégrante de la ville, des fresques travaillé jonches casi tous les murs du quartiers Bella vista et on peut se balader en laissant courir nos yeux d’un mur à l’autre, certains nous forçant même à nous arrêter 
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elcaminodeperception-blog · 9 years ago
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Je viens d'arriver à Santiago, seul, la peur qui paralysait mon etre à ma première venue à laissée place à un sentiment étrange de liberté et de découverte. Comme une envie de dévorer ce monde qu'est le notre de mes yeux vierges et ignorants, d'embrasser chaque paysages que notre terre daignera bien m'offrir, découvrant en même temps le monde dans sa diversité.
C'est drôle de voir à quel point l'homme est un animal conditionné par sa propre conscience et intelligence, par un conditionnement autant physique que sociale. L'homme naît, grandit et se construit en acceptant quotidiennement un nombre incalculable de choses qu'il incorpore à son soit et à sa propre vision du monde.
Mais alors comment peut on avoir une quelconque lucidité sur tel ou tel sujets si la base de notre réflexion n'est qu'un amoncèlement d'idée préconçue ? Si tout ce que nous connaissons ou faisons n'est que la réflexion de l'expérience sociétal dans la quelle nous avons grandit ?
Où est la vérité dans tout ça ?
La seule, l'unique, l'universelle ?
Celle qui nous entoure et régit ce qui vit ?
J'ai compris avec le temps que la réponse était au fond de nos cœurs, enfouie et partout à la foi.
Et pour découvrir la mienne voilà un bout de temps que je fais la chasse à mes conditionnements. Sans pour autant les renier ou les fuir, mais simplement en les identifiants, un par un, retraçant son chemin aux allures de racines, éparpillants ses liens comme un pin ses épines.
Ce voyage est dans la continuité directe de ce cheminement, élevant mon regard sur ma bulle d'événements. Comme une sorte de compréhension de mon propre fonctionnement.
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elcaminodeperception-blog · 9 years ago
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On passe nos journées à construire des bandejas (pour les séchoirs solaire), et nos nuits à laisser nos yeux valser sous les lumières celestes.
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elcaminodeperception-blog · 9 years ago
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Leur maison est seule sur une petite colline surplombant le Rio et les vallées voisines, la vue est magnifique.
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