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Maintenant 4 jours que la peine me tord le ventre. Vous allez énormément me manquer. Merci infiniment pour tous nos échanges, pour tout ce que vous avez pu faire pour moi. Votre soutien fut salvateur, je n'aurais jamais imaginé une seule seconde devoir faire sans vous. Je vous admirais, je vous admire tant. Merci pour la joie, les pleurs, la colère. Merci pour vos mots. Je ne saurais décrire ma tristesse en ces jours, je ne saurais la cacher, je ne saurais que faire. J'aurais voulu vous dire tout ça plus tôt, vous faire savoir comme vous m'avez été important. J'avais tant besoin de vous, j'ai encore besoin de vous, il restait tant de choses à dire, à analyser, il restait tant d'heures à passer ensemble. Je me sens tellement bête, ingrate, parce que vous êtes parti, parce que vous me laissez derrière vous et je ne sais rien de vous, rien de vos joies ou de vos peines. Mais il est ainsi, et j'ai le coeur arraché, mon corps me fait mal, mes jambes me portent à peine. Je cherchais un sens à la vie, je suis venue vers vous, et vous êtes mort. Pardon, pardon pour les ricanements de ma part, pour l'énervement, pardon pour la fatigue que vous avez du encaisser. Pardon de ne pas vous avoir montré à quel point vous avez compté pour moi. Vous avez été là au moment de ma vie où j'en avais le plus besoin. Vous laissez derrière vous une petite fille qui doit devenir adulte, une presque adulte qui se retrouve comme une enfant qui pleure sans cesse. J'ai encore besoin de vous, j'ai encore l'espoir que tout ça n'est qu'un mauvais rêve, j'ai encore l'espoir de recevoir un appel, un message de vous, de voir votre voiture pourrie garée vers cette gare minuscule. Je fais le chemin jusqu'à vous et je suis comme dévastée, rongée par ce putain de chagrin que vous vous efforciez de soigner. Je veux me réveiller de ce de cauchemar, venir à notre prochain rendez-vous et vous voir, vous et votre barbe, vos chemises colorées et votre sourire si communicatif. Vous représentiez tellement, vous faisiez partie de moi, de ma vie qui commençait enfin. Vous étiez un pilier, une épaule, un espoir, c'était votre métier, et vous étiez mon rocher, celui que je pensais garder toute ma vie à mes côtes quoiqu'il arrive. Je pensais vivre mon premier deuil à vos côtés, je me rassurais en me disant que l'on allait encore parler de beaucoup de choses et que mes peurs allaient s'estomper à votre contact. Il n'en sera rien, vous êtes parti, vous me manquez déjà éternellement. Vous étiez l'espoir, la renaissance. Merci infiniment, merci plus que tout, plus que les mots. Vous avez fait tant, vous avez permis tant de choses et je me sens si petite, je me sens si seule sans vous. J'ai tellement peur, je me sens seule, abandonnée, je me sens effondrée. Je vais m'en remettre, promis, je vais surmonter cette peur qui me bloque, je vais grandir, je vais tout faire pour que vous soyez fier de moi. Je ne veux pas que tout ça ait servi à rien, votre présence fut essentielle, alors je n'oublierai jamais. Je ne vous oublierai jamais, je ne promets pas d'être heureuse de si tôt mais je promets d'essayer. Merci, tellement merci. Vous m'apprenez encore des choses, même dans votre mort ; cette semaine j'ai appris que les gens étaient mortels, qu'ils pouvaient partir vite et que je devais leur dire à quel point je les aime. Merci alors pour cette prise de conscience. C'est con, mais il a fallu que quelqu'un de si précieux à mes yeux décède pour que je le réalise. Eh oui, je suis encore une gosse, vous le savez bien.
Vous êtes incroyable, vous avez ouvert tant de choses en moi, vous êtes tellement important. Je parle au présent parce que rien ne saurait fausser cela, vous êtes encore important, et encore incroyable.
Je suis sûre que beaucoup de vos patients vous pleurent, beaucoup de vos collègues, élèves, proches. Vous êtes un homme marquant, de ceux qui ont choisi d'aider les autres. C'est d'une beauté rare. Merci d'avoir été vous, pendant 44 ans, merci de m'avoir soutenue pendant 2 ans, ça a été salvateur. Je ne vous oublierai jamais, je vais même vous faire honneur, quand j'en aurai la force. Merci Monsieur.
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Jveux me bercer d'illusions au soleil de ces jours, jveux arrêter le temps au creux de tes yeux et planifier nos futurs tortueux en appréciant les cieux. Jveux pas les écouter, jveux faire ce que je veux et jamais perdre ton odeur, jveux que tu sois là dans ma tête, que tu engourdisses mes pensées, que tu altères mes angoisses, que tu calmes mes douleurs interminables. On sera nous, bien plus qu'eux, on aura tout si on veut. Je te promets le reste, je te promets des années et des jours plus légers, je te promets mes yeux et mes émotions décuplées. Tu auras tout, tu auras la vie comme je la veux, à te regarder grandir encore, à te contempler vieillir de moi. Merci alors de me donner cet espoir enchanteur que la vie est jonchée d'amour, merci encore de toujours envelopper mon âme d'un drap de douceur, de toujours bercer mes larmes de ton odeur qui allège, de souvent panser mon cerveau en fuite permanente vers un avant trop lointain. Tu es délicieuse, désarmante de tant de toi, éclatante de tellement de force inavouée, tu es une douce mélodie qui berce ma vie de la plus subtile des manières. Je t'en prie, berçons nous d'illusions, tu sais bien que j'adore ça, que je vis pour l'espoir d'un monde comme je l'aimerais. Ne brisons pas nos âmes si jeunes, préservons nos crânes d'un passé qui ne vaut rien à être pensé. Préservons l'amour de la réalité si différente de nos cerveaux. À nous, à l'évolution de nos âmes embuées.
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Envole toi dans les mirages de mes nuits, mystifie les ombrages de minuit et déjoue les outrages infinis. Tu es une perle douce, qui roule contre ma peau, qui irradie mon coeur et émerveille mes sens. Tu es un affolement délicieux qui coule à flot, au creu de moi. Je te veux, je veux tout de toi jusqu'à la noirceur de tes heures, je veux tout de toi jusqu'au dernier souffle de ton coeur. Je t'adore, te dévore de mon âme grandiloquente, de mes armes décevantes, de mes larmes implorantes. Je suis tienne dans la joie et le néant, et tu emplis ma vie plus que tout, plus que tout ce qui aurait pu m'abreuver. Pars, prends mon coeur avec toi et ne le donne pas, je ne veux que tes mains et ton emprise, que ton sourire, de toi je suis éprise. De nous je suis éprouvée, je ne me remets pas de tes rires, de tes soupirs, je ne me remets jamais de ton regard, ni de ta bouche. Je ne veux pas m'en remettre, je ne m'habituerai jamais à tant de beauté perfore mes yeux, le réel. Continue d'être grandement ce que tu es, continue de me rendre tout l'amour que je te porte de la sorte. Aime moi, aime moi, aime toi mille fois. Ensemble on est tellement nous, ensemble on est si peu vous, et magnifiquement tout. Je suis éternellement là , je le serai dans les heures les plus heureuses, pour te porter encore de toute la fierté que tu m'inspires. On ira braver les années lumières de nos différences, on ira inspecter les recoins de neptune. Je te regarderai remplir encore et toujours plus mon coeur débordant de toi, je te dévorerai d'un regard éloquent encore des années. Transperce la vie de ta lumière et noie toi dans tant d'amour, tant de beauté que je puisse te donner, prends tout pour toi, n'en laisse pas une miette, tout t'est dédié, tout est offert à la lueur de tes yeux.
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J’ai tant usĂ© des mots, tant relu mes tournures pour faire pleuvoir la lumière. J’ai encore perdu, Ă corps perdu je lis, je relis, sans comprendre. Sans mĂŞme me souvenir je veux lire. Je pense, repense, je connais dĂ©jĂ tout ça, je sais quel incroyable sentiment me malmène, et je l’aime tant. Je souhaite la passion Ă vos âmes en dĂ©route, Ă vos âmes qui cherchent sans trouver, jusqu’à verser des litres de vos larmes salĂ©es. Je ne dis pas que c’est facile, je dis que c’est mieux, plus enivrant qu’un nĂ©ant. Elle m’avait perdue en chemin, la revoici Ă me couvrir de ses grandes tirades qui ne manquent jamais de m’obsĂ©der. Mais je l’aime, cette grande et tenace vorace.Â
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Je renonce Ă tout, je veux oublier. Je veux passer sous silence tant de ces sentiments niĂ©s. Je veux oublier le mal, et le bien que j’ai pu entrevoir, je veux tout percer Ă jour. Je veux changer, encore et encore, pleurer, rire dans le vent ou dans le nĂ©ant et oublier sans cesse ces visages dans lesquels j’ai cru pouvoir me noyer. Je veux nier la personne passĂ©e que j’étais dans ces heures de questions. Je veux souffrir, je ne veux plus ĂŞtre cette vide enveloppe que je me suis tuĂ©e Ă devenir par tant de nĂ©gligence. Je veux vibrer par mes extrĂ©mitĂ©s cinglantes. Je veux accepter toute cette intensitĂ©, encore en faire quelque chose pour ne plus jamais me perdre dans le vide que peut produire mon cerveau hĂ©bĂ©tĂ© par ces normes enivrantes et dĂ©suètes. Je ne veux plus jamais me perdre dans ce nĂ©ant, et me perdre toujours dans cette grande passion qui me ronge depuis tant de temps.Â
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Lointain souvenir,
Immense devenir.
Elles sont lointaines,
ces insomnies hautaines ;
celles qui me pliaient Ă la plume,
celles qui sans prétention rallument.
Il en a fallu du chemin,Â
pour ne plus mourir enfin.
Mais alors la peine m’hypnotise,
je me ravise,
je cours Ă ma tortueuse perte,Â
celle qui se méprend, inerte.
Mais je suis soudain lĂ ,
las est le fracas.
L’humanité qui m’enveloppe alors me dévore,
m’endort par tant de rebords.
C’est éloquent, cette passion qui calcine,
ce renouveau qui dessine.
C’est une esquisse lointaine,
une sombre aubaine,
un torrent de haine,
une tragique peine.
Merveilleuses émulsions,
qui ravivent mes pulsions,
mirez ma détresse,
soyez l’arme qui me blesse.
Je vis, je meurs doucement,
j’envie, j’en meurs lentement.
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Du simple, du complexe, je suis lune sous soleil. Je suis grave et légère, hétérogène, multiple et fade à souhait. Bercée dans l'extrême de mes sentiments, bercée dans la beauté du compliqué, séduite par la liberté du simple. J'aime me morfondre dans mes absurdités sans fond, j'aime caresser mon spleen, l'entretenir pour qu'il ne parte jamais. Sans lui la vie me vide, je me détache jusqu'à m'oublier, je me perds dans le lit vidé de son corps, je caresse les draps qui n'appellent qu'elle. J'ose à peine penser tout ce qui m'habite, j'ose à peine apprécier ce renouveau si doux et tortueux, alors je me fends le crâne de mes questionnements vains, j'ouvre mon crâne, le traîne sur le bord de la route parmi les déchets jetés négligeament, avec une conscience renversante. J'oublie tout de cette naïve simplicité, je suis l'imposture en personne, je suis le paradoxe humain que personne ne cesse de vouloir déclencher.
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Dans ton étrange ambiguïté je voudrais me noyer jusqu'à suffoquer de toi, suffoquer sous la douceur de ta peau qui me gagne. Je caresse la grandeur de ta beauté dont tu ignores tout et embrasse la haletante humidité de tes lèvres dans un élan de passion exaltée. Sois le tout, l'absolu et à la fois la grande différence qui me transperce, sois pour moi une nouvelle réalité et remplis ma tête de questions. Je n'aspire qu'à toi, ne respire que toi à travers ces heures qui n'appartiennent qu'à nous. Et tu es resplendissante, incroyablement enivrante lorsque nous souffles chauds se mélangent dans ces minutes qui se réduisent et nous mènent vers l'éternité. Tout est paradoxal, toi, moi, mais tu es si belle, et ton charme abîme mon cœur qui déraille, abîme mon âme qui s'enflamme. Reste là , avec moi, possède moi, remplis moi de toi.
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Je glisse, chaque jour un peu plus vers les abysses de ton odeur enivrante. Je m'en vais, je délaisse les sombres astres qui m'entouraient, et je m'oublie dans tes yeux, mais je renoue en ton creux.
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La nuit m'englobe de même que ma solitude nouvelle, mon âme vagabonde et se perd dans ton pur visage. Nous avions fantasmé ce réel à présent si doux, sans jamais imaginer une beauté si indécemment délicieuse.
Mais tu me transportes, et emmène avec toi les songes qui ont longtemps troublĂ© mes jours.Â
Tu es lĂ , dans mes songes tu es lĂ , ta peau contre la mienne et tes yeux dans les miens, ta bouche qui cherche la mienne et nos mains qui s'entremĂŞlent.
Je pense à l'avant toi, à la vanité qui me hantait, à quel point je suis ravagée de cette rencontre incongrue qui m'emmène au fil des jours.
De ces âmes complétées qui ont enfin trouvé après avoir couru jusqu'à se perdre en elles-mêmes.
Je suis enfin là . Les mots me manquent pour décrire cette percée lumineuse à travers ces immenses et vieux nuages infâmes.
Tout fait sens, et j'aime encore tout ce qui n'en faisait aucun avant.
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Cueille mon âme par les douces inflexions de ta voix, qui ont suivi ton chemin mesquin, étouffe la rage de mon ventre par tes mains qui voudraient tout parcourir, abime les larmes qui roulent. Etrangle mes plaintes de tes baisers et ravive ma vie de tes yeux, perfore le réel de ton aliénation, transcende mon corps et mélangeons nous, dans ce présent dévasté. Assistons ensemble au spectacle de nos coeurs en fusion.
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Que dire encore ? Qu'écrire encore ? Tout est malmené en ces jours torturés, tout est renversé et illuminé par la lumière de ces étoiles si lointaines. Un jour leur beauté me tuera sans doute, leur grandeur aura sans doute raison de moi, raison de ma raison qui me pousse à aller toujours plus loin sans même savoir pourquoi. L'incroyable infini de l'univers me bouleverse. J'en suis là , à tout réfléchir, tout malmener, et à me malmener autant que je vis. Mon crâne est empli de tant de toi, de tant de moi. C'est terrible, c'est une jolie peine qui me fascine. J'aime la lumière, autant que la noirceur de mon âme. Je veux ressentir à m'en abimer le crâne, à m'en faire du mal, à pousser la vie dans ses derniers retranchements, mais ces extrêmes épuisent autant qu'ils enivrent. Mais je suis si reconnaissante de ces rencontres, de ces personnes qui refondé ma cervelle sans même s'en rendre compte, l'air de rien. Je suis remplie de mots, de maux qui n'existent pas et j'aime tant ça, j'aime tant sentir le flot du mal être couler, mais je déteste ça. Les paradoxes me bercent, étranglent ma vie dans leur latence exceptionnelle. L'air de rien, sans jamais regarder devant vous, vous prenez tout, la vie, le bonheur, vous abimez tout de vos délires humains et grandiloquents qui appuient si fort sur mes tempes. Vous mangez, empiétez sur vos prochains sans jamais regarder en arrière et ça détruit tant, tant d'humains, tant de nature. Aidez moi, aidez vous, aidez nous, aidez les.
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J'écris, je me perds, j'en perds le cours des jours. Je cours sur ta peau, j'étouffe le présent, à le rendre insipide, j'oublie le reste. Nous sommes dans une douce dystopie qui appuie fort, qui abime nos rapports. Je te veux, je t'en veux. Je regarde le ciel et l'aime dans ses couleurs denses qui semblent hurler tant de peine, tant d'humanités qui se vident et valsent. Nous vivons, vivotons, virevoltons en les songes des uns et des autres et c'est si beau, si tendre.
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Demain j'irai là -bas, dans cet affreux ailleurs tonitruant qui m'attire, ce joli plus loin qui tracasse mon âme esseulée. Je monterai tout là -haut, dans le sommet de ton âme qui m'enlace, dans le trajet des âmes qui enivrent et qui trépassent et transcendent mon coeur qui explose.
Je courrai jusque dans le vide exceptionnel qui m'enjambe, à me perdre dans le miracle magnifique. Et tu seras comme une ombre derrière chaque arbre qui me surplombera dans ce chemin qui mène au rien comme à l'absolu tout, l'absolu toi.
Je vous entends, je vous prévois et vous innonde de mes questions qui m'arrachent au réel de cet horrible qui gagne les coeurs et les crânes. Je comprends les cris et les riens que vous portez en vous, car nous portons le monde dans nos ventres si minuscules.
C'est ridicule, c'est époustouflant de néant et c'est pourtant d'une conscience renversante, qui évade. Complètement ivres alors nous penchons pour l'abstrait, ivres de ce présent qui s'enroule en nous et nous possède à nous abîmer, du soir jusqu'à l'aube, de l'aube jusqu'au soir qui se développe pour se résorber dans un matin criant.
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J'aime ces grands silences, ceux qui parlent pour eux mêmes, ceux qui jaillissent du futile. Ces grands vides qui hurlent, qui amenuisent ou subliment l'instant, qui font lire en nos âmes bien des mots que l'on ne saurait dire. J'aime aussi les silences qui ne veulent rien dire, ceux qui ne servent à rien et qui existent seulement par le vide qu'ils vident pour rendre le néant bien plus dense. Je suis admiratrice des visages qui subissent ces silences, ou qui les apprécient. Chaque chose, chaque vide, chaque vide et chaque trop plein auront emplis le monde de leur vie qui déborde, qui se vide de jours en jours dans un élan fatal.
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On avance sans savoir où, et je me perds dans le néant artificiel, ce néant si humain. Je rempli et perds ce temps si précieux, mais on ne le rattrapera pas, cet ailleurs envieux, on maltraitera seulement le présent, avec nos crânes boueux d'un futur qui enivre. Vous êtes en mon âme, bercés de milles flammes et je vous dévisage, de mon ombre sage, je vous écris ces mots, ces mirages qui délient, dévouent. Ils sont terribles, ces replis merveilleux, ils sont dangereux, ces rires odieux. Vous attraperez le fil de la vie, penserez enfin savoir et soudain retomberez, vous aurez alors une serrure discrète, mais pas de clef à vos pieds, parce que vos pieds et ceux des autres l'auront piétinée. Je vous admire pour ce courage tremblant, effarant qui me berce autant que vous. Nous sommes tous là , las, et remplis parfois, mais vides bien souvent. Je vous malmène et vous adule de mon âme tourmentée par tant de paix feinte.
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Au brouillon de tes yeux, à l'encre de ton nom j'embraserai l'étincelle de mon ventre, celle qui réchauffe le coeur des proches, celle qui me consume lentement. J'irai là -bas, dans ce grand ailleurs qui dénonce, dans le grand vide qui détrousse. J'écouterai le néant de ton âme en poussant le réel jusqu'à sa perte. Mais sans jamais penser à toi, ou en y pensant trop, je serai comme envahie, par ton absence saisie. Mille et unes pensées m'abiment dans ce vaste cortège funèbre de pensées immondes, et je suis comme ton ombre, sombre et pourtant si solaire, solaire et pourtant si austère.
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