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mrochetclaude · 3 years ago
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Le philosophe Leo Strauss analysait le nihilisme comme un phénomène propre à ceux qui ont connu la civilisation et qui en ont été déçus. Les pauvres qui n’ont pas connu ou eut accès à la civilisation ne sont pas, ne peuvent pas être nihilisme car on ne peut pas vouloir détruire ce que l’on ne connait pas. Avec les écologistes – qui n’ont rien  à voir avec l’écologie comme science – on a un bel exemple de ces gosses de riches mal élevés qui vont se chercher un ersatz de conscience civique dans la destruction de ce qui a fait – et fait toujours – leur richesse, tout en préservant, bien sûr, leurs avantages acquis.
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mrochetclaude · 3 years ago
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Le philosophe Leo Strauss analysait le nihilisme comme un phénomène propre à ceux qui ont connu la civilisation et qui en ont été déçus. Les pauvres qui n’ont pas connu ou eut accès à la civilisation ne sont pas, ne peuvent pas être nihilisme car on ne peut pas vouloir détruire ce que l’on ne connait pas. Avec les écologistes – qui n’ont rien  à voir avec l’écologie comme science – on a un bel exemple de ces gosses de riches mal élevés qui vont se chercher un ersatz de conscience civique dans la destruction de ce qui a fait – et fait toujours – leur richesse, tout en préservant, bien sûr, leurs avantages acquis.
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mrochetclaude · 3 years ago
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Jeremy Stubbs complète ici mes articles sur les sources troubles de l'écologisme et sa filiation avec l'idéologie national-socialiste. L'hostilité au nucléaire est en fait une hostilité à l'humanité elle-même, la croissance démographique étant, pour les écolos, la principale source de pollution. Priver l'humanité d'énergie est, pour eux, le meilleur moyen de freiner la croissance de la population. Leur livre de référence est Le déclin de la grande race qui fut une des oeuvres préférées de l'idéologie nazie, publie en France par les Editions de l'homme libre, qui édite les oeuvres des principaux auteurs liés au national-socialisme et au fascisme.
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mrochetclaude · 3 years ago
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Que la gauche soit moribonde c’est entendu. Pas seulement sur le plan des performances électorales, mais surtout sur le plan politique et moral. La gauche a
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mrochetclaude · 3 years ago
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Le contraire d’une erreur n’est pas une vérité : Face au naufrage de la gauche faut-il être de droite ?
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Que la gauche soit moribonde c’est entendu. Pas seulement sur le plan des performances électorales, mais surtout sur le plan politique et moral. La gauche a voulu nous enivrer de promesses de lendemains qui chantent, nous avons eu l’entreprise coloniale au nom du droit des races supérieures à civiliser les races inférieures (Jules Ferry), les guerres coloniales qu’elle a déclenchées et perdues, et, en guise de « changer la vie », la destruction de notre Etat social depuis sa conversion au libéralisme, et pour finir son naufrage dans le nihilisme le plus cru où l’on apprend aux enfant de six ans qu’ils peuvent changer de sexe, un rejet violent et hystérique de l’héritage de la culture et de la civilisation chrétienne. Alors, faut-il pour autant devenir « de droite » comme nous le propose Eric Zemmour  Qu’est-ce qu’être de droite ? Nous savons qu’elle ne représente pas une ligne homogène. Au-delà des trois droites identifiées par René Rémond, il y a aujourd’hui la « droite d’argent » acquise au laisser-faire et au mondialisme, l’archétype de la droite réactionnaire qui veut achever l’Etat social et ne jure que par le marché. Il n’y a rien à attendre de son patriotisme, Eric Zemmour en sait quelque chose. Il y a bien une véritable extrême-droite, à vrai dire marginale mais pas sans influence sur des jeunes en mal d’idées nouvelles et explicitement anti-républicaine. Et il y a une droite orléaniste, qui est aujourd’hui la droite molle qui n’en finit plus de vouloir imiter le modernisme de la gauche. Certes, il existe une droite, minoritaire, qui s’oppose à cette dérive nihiliste. Mais elle est inconséquente : comme l’a bien relevé Jean-Claude Michéa, elle lutte contre les dérives « sociétales » tout en défendant le libéralisme économique qui les génère et en vit. Lire Marx ne lui ferait pas de mal, qui expliquait que pour développer son marché le capitalisme avait besoin de révolutionner continuellement l’ensemble des rapports sociaux. C’est la « gauche » qui a définitivement rompu avec le peuple qui fait le travail. La véritable droite réactionnaire, qui détruit nos structures sociales, nous soumet à la loi du marché, liquide nos services publics, c’est la « gauche ». Elle nous propose de « lutter contre l’extrême-droite » dont il faut rappeler la définition : l’extrême-droite c’est la remise en cause violente des conquêtes sociales, de la liberté d‘expression et les bandes armées dans les rues pour tabasser les opposants. Aujourd’hui c’est la pseudo-gauche avec ses velléités de lois liberticides et ses bandes qui agressent toute opposition à son idéologie. Quel est l’enjeu ? Il est aujourd’hui nécessaire d’être conservateur au vrai sens du terme, un conservatisme qui soit attaché à conserver ce qui est bon. Un conservateur conséquent n’est pas celui qui rêve d’un passé idéal contre un présent à rejeter. Il est celui qui se demande si tout progrès proposé sera mieux ou moins bien que ce qui existe au regard d’une conception du Bien commun. Le mouvement de la manif pour tous contre la dénaturation du mariage, n’avait pas à voir avec le sort des homosexuels mais avec la famille comme cellule de base de la société et le peuple s’est levé pour défendre cette identité sans faire référence à la droite ou à la gauche : C’était une posture spontané de gens sensés, attachés aux solidarités sociales  séculaires. De quoi avons-nous besoin aujourd’hui (comme hier) ? Le Général de Gaulle disait « ce n’est pas la droite, ce n’est pas la gauche, la France ». Il s’inspirait de Charles Péguy pour qui « la droite c’est le fils, la gauche c’est le frère ». Il faut les deux. Une nation se construit et se maintient par les liens verticaux de la filiation et les liens horizontaux de la fraternité. Le programme et l’action du gaullisme fut tant social qu’économique. Il créa – à la fureur des communistes - la sécurité sociale, développa la participation dans l’entreprise tandis qu’il donnait à la France les moyens d’être une économie capitaliste capable de faire la course en tête mais sans jamais sacrifier l’intérêt national aux intérêts financiers. Il a pu faire comprendre la complémentarité des approches économiques et sociales car il avait pour la France une vision du Bien commun qu’il a su faire partager aux Français. Les classes populaires, qui ont longtemps été le socle de la gauche avant qu’elle ne les trahisse, avaient la « décence commune », pour reprendre Orwell, des « gens ordinaires » : sens de la famille et de ses solidarités, de la patrie – le seul bien de pauvres disait Jaurès – éducation des enfants pour qu’ils vivent mieux qu’eux, et solidarité sociale. Rien à voir avec la crasse dont un Philippe Poutou prétend faire un étendard. C’est ce peuple qui a su s’unir entre « ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n’y croyaient pas » dans les grands moments pour sauver la patrie. Ce peuple se contrefiche de « l’union des droites » qui ne le concerne pas. M. Zemmour l’a ignoré dans sa campagne et en a payé le prix. Sauf à Neuilly et à Versailles où il fait ses meilleurs scores ! Certes, le résultat des élections italiennes pourrait prêter à penser que ce pourrait être une stratégie alors qu’elle n’est qu’une alliance tactique qui durera ce qu’elle durera. Le peuple italien s’est mobilisé, d’ailleurs assez faiblement, pour la défense de son identité et de sa souveraineté, pour l’avenir d’une certaine idée de l’Italie, malgré l’ambiguïté des positions de Madame Meloni. Nous avons besoin d’un leader qui, à nouveau, incarne, cette certaine idée. M. Zemmour a prétendu l’incarner avant de naufrager dans le marigot électoraliste de « l’union des droites ». Sa culture l’a malheureusement fait passer à côté de ce qu’écrivait Nietzsche en 1886 « Le temps de la petite politique est terminé : le siècle prochain déjà apportera la lutte pour la domination de la terre – l’obligation d’une grande politique »   Claude Rochet Nietzsche, « Par-delà le bien et le mal » § 208 Read the full article
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mrochetclaude · 3 years ago
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mrochetclaude · 3 years ago
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“Le néolibéralisme néglige la part d’incalculable de la vie humaine”
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Alain Supiot, au College de France en 2019. © Hannah Assouline/opale.photo Entretien
Alain Supiot : “Le néolibéralisme néglige la part d’incalculable de la vie humaine”
, propos recueillis par Jean-Marie Durand publié le 31 août 2022 9 min Alain Supiot a récemment publié deux livres importants, La Justice au travail (Seuil, Libelle) et Lettres à l’auteur des lettres persanes (édition du tricentenaire, Points), qui synthétisent des années de recherche sur les dérives contemporaines de la justice sociale, incarnées par ce qu’il appelle la « gouvernance par les nombres ». Saluant la part d’incalculable de la vie humaine et les savoirs de l’expérience, que les gouvernements contemporains ont délaissés au profit de la foi dans l’ordre spontané du marché et de la compétition, Supiot invite à relire Montesquieu et d’autres penseurs pour réactiver l’idée d’une justice mondiale reposant sur la coopération entre des peuples et des individus riches de leurs différences, interdépendants face à la montée des risques écologiques, technologiques, sociaux et sanitaires. Vos recherches mettent en lumière combien l’État social, invention des pays démocratiques au XXe siècle, est attaqué depuis quarante ans par “la gouvernance par les nombres”, c’est-à-dire la foi dans l’ordre spontané du marché. Pouvez-nous nous rappeler les principes directeurs de cette gouvernance par les nombres ? Alain Supiot : Cette gouvernance est le dernier avatar de la foi scientiste qui – dans ses deux variantes capitaliste et communiste – a dominé le monde depuis deux siècles. Identifiant raison et calcul, cette foi conduit à arraisonner les hommes et la nature comme des objets, rendus gérables et manipulables par la découverte des lois immanentes censées les régir. La connaissance de ces lois rendrait progressivement superflu le débat politique, le pouvoir devant être à terme entièrement confié à des techniciens, qui interviennent « à la manière d’un horloger qui met de l’huile dans les rouages d’une horloge ». Cette métaphore est employée par Friedrich Hayek, le plus brillant théoricien du néolibéralisme, pour décrire la mission de dirigeants au service de « l’ordre spontané du marché ». Mais elle aurait aussi bien pu être utilisée par Lénine, selon qui le règne du socialisme scientifique devait conduire à remplacer les hommes politiques par des ingénieurs. La différence est que la planification soviétique tablait sur des calculs d’utilité collective effectués par une instance « scientifique » centralisée (le Gosplan), tandis que le néolibéralisme table sur l’ajustement mutuel de particules contractuelles animées par le calcul de leur intérêt privé. Différence qualitative du point de vue normatif, car on passe ainsi du gouvernement à la gouvernance, c’est-à-dire à un ordre spontané, sur le bon fonctionnement duquel veillent des « maîtres des horloges ». “La gouvernance par les nombres contient l’idée que le débat politique va progressivement devenir superflu, le pouvoir devant être à terme entièrement confié à des techniciens” Alain Supiot Plutôt que les nombres, à quel mot préfériez-vous rattacher une gouvernance juste et raisonnable, respectueuse de nos droits ? Surtout pas « gouvernance » ! Mais bien plutôt gouvernement, un gouvernement qui renouerait avec le sens politique de la part d’incalculable de la vie humaine et avec les savoirs de l’expérience, dont seul un régime réellement démocratique permet de tenir compte dans leur infinie diversité. Vous rappelez qu’en France, la justice sociale a été édifiée sur trois piliers, aujourd’hui attaqués : les services publics, la Sécurité sociale et le droit du travail. Mais le retournement néolibéral, depuis quarante ans, n’arriverait-il pas à la fin d’un cycle ? Qui n’est pas capable de se limiter lui-même est condamné à rencontrer hors de lui sa limite catastrophique. Cela vaut pour les États ou les empires comme pour les individus. À l’évidence, c’est à cette limite que se heurte le néolibéralisme, dont la caractéristique est de prendre pour des réalités les trois fictions fondatrices du capitalisme, mises en lumière par Karl Polanyi (1886-1964) dans La Grande transformation (1944). Elles consistent à traiter la terre, le travail et la monnaie comme si c’étaient des marchandises. Or ces fictions ne sont tenables qu’étayées par des dispositifs juridiques (droit de l’environnement, droit social, droit monétaire) qui protègent le temps long de la vie humaine du temps court des marchés. Posés à l’échelle nationale, ces étais juridiques du capitalisme ont été méthodiquement sapés par la globalisation depuis quarante ans, d’où répétition et la montée en puissance des crises écologiques, sociales et financières qui secouent périodiquement le monde depuis la fin du XXe siècle. “Qui n’est pas capable de se limiter lui-même est condamné à rencontrer hors de lui sa limite catastrophique. À l’évidence, c’est à cette limite que se heurte le néolibéralisme” Alain Supiot Read the full article
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mrochetclaude · 3 years ago
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“Le néolibéralisme néglige la part d’incalculable de la vie humaine”
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Alain Supiot, au College de France en 2019. © Hannah Assouline/opale.photo Entretien
Alain Supiot : “Le néolibéralisme néglige la part d’incalculable de la vie humaine”
, propos recueillis par Jean-Marie Durand publié le 31 août 2022 9 min Alain Supiot a récemment publié deux livres importants, La Justice au travail (Seuil, Libelle) et Lettres à l’auteur des lettres persanes (édition du tricentenaire, Points), qui synthétisent des années de recherche sur les dérives contemporaines de la justice sociale, incarnées par ce qu’il appelle la « gouvernance par les nombres ». Saluant la part d’incalculable de la vie humaine et les savoirs de l’expérience, que les gouvernements contemporains ont délaissés au profit de la foi dans l’ordre spontané du marché et de la compétition, Supiot invite à relire Montesquieu et d’autres penseurs pour réactiver l’idée d’une justice mondiale reposant sur la coopération entre des peuples et des individus riches de leurs différences, interdépendants face à la montée des risques écologiques, technologiques, sociaux et sanitaires. Vos recherches mettent en lumière combien l’État social, invention des pays démocratiques au XXe siècle, est attaqué depuis quarante ans par “la gouvernance par les nombres”, c’est-à-dire la foi dans l’ordre spontané du marché. Pouvez-nous nous rappeler les principes directeurs de cette gouvernance par les nombres ? Alain Supiot : Cette gouvernance est le dernier avatar de la foi scientiste qui – dans ses deux variantes capitaliste et communiste – a dominé le monde depuis deux siècles. Identifiant raison et calcul, cette foi conduit à arraisonner les hommes et la nature comme des objets, rendus gérables et manipulables par la découverte des lois immanentes censées les régir. La connaissance de ces lois rendrait progressivement superflu le débat politique, le pouvoir devant être à terme entièrement confié à des techniciens, qui interviennent « à la manière d’un horloger qui met de l’huile dans les rouages d’une horloge ». Cette métaphore est employée par Friedrich Hayek, le plus brillant théoricien du néolibéralisme, pour décrire la mission de dirigeants au service de « l’ordre spontané du marché ». Mais elle aurait aussi bien pu être utilisée par Lénine, selon qui le règne du socialisme scientifique devait conduire à remplacer les hommes politiques par des ingénieurs. La différence est que la planification soviétique tablait sur des calculs d’utilité collective effectués par une instance « scientifique » centralisée (le Gosplan), tandis que le néolibéralisme table sur l’ajustement mutuel de particules contractuelles animées par le calcul de leur intérêt privé. Différence qualitative du point de vue normatif, car on passe ainsi du gouvernement à la gouvernance, c’est-à-dire à un ordre spontané, sur le bon fonctionnement duquel veillent des « maîtres des horloges ». “La gouvernance par les nombres contient l’idée que le débat politique va progressivement devenir superflu, le pouvoir devant être à terme entièrement confié à des techniciens” Alain Supiot Plutôt que les nombres, à quel mot préfériez-vous rattacher une gouvernance juste et raisonnable, respectueuse de nos droits ? Surtout pas « gouvernance » ! Mais bien plutôt gouvernement, un gouvernement qui renouerait avec le sens politique de la part d’incalculable de la vie humaine et avec les savoirs de l’expérience, dont seul un régime réellement démocratique permet de tenir compte dans leur infinie diversité. Vous rappelez qu’en France, la justice sociale a été édifiée sur trois piliers, aujourd’hui attaqués : les services publics, la Sécurité sociale et le droit du travail. Mais le retournement néolibéral, depuis quarante ans, n’arriverait-il pas à la fin d’un cycle ? Qui n’est pas capable de se limiter lui-même est condamné à rencontrer hors de lui sa limite catastrophique. Cela vaut pour les États ou les empires comme pour les individus. À l’évidence, c’est à cette limite que se heurte le néolibéralisme, dont la caractéristique est de prendre pour des réalités les trois fictions fondatrices du capitalisme, mises en lumière par Karl Polanyi (1886-1964) dans La Grande transformation (1944). Elles consistent à traiter la terre, le travail et la monnaie comme si c’étaient des marchandises. Or ces fictions ne sont tenables qu’étayées par des dispositifs juridiques (droit de l’environnement, droit social, droit monétaire) qui protègent le temps long de la vie humaine du temps court des marchés. Posés à l’échelle nationale, ces étais juridiques du capitalisme ont été méthodiquement sapés par la globalisation depuis quarante ans, d’où répétition et la montée en puissance des crises écologiques, sociales et financières qui secouent périodiquement le monde depuis la fin du XXe siècle. “Qui n’est pas capable de se limiter lui-même est condamné à rencontrer hors de lui sa limite catastrophique. À l’évidence, c’est à cette limite que se heurte le néolibéralisme” Alain Supiot Read the full article
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mrochetclaude · 3 years ago
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Les villes intelligentes - Entretien avec Claude Rochet
tout ce que vous vous demandez sur les villes intelligentes!
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mrochetclaude · 3 years ago
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Play it again Sam: Ruptures et continuités des révolutions industrielles
Chapitre du livre: "L'intelligence Iconomique: les nouveaux modèles d'affaires de la III° révolution industrielle"   Ce chapitre souligne l'ancrage dans l'histoire de l'évolution économique, alors que l'économie dominante, que dis-je, l'idéologie dominante, nous serine que nous entrerions dans une ère totalement nouvelle qui devrait nous obliger à faire du passé table rase. Le message sous-jacent est "plus rien ne sera comme avant" et tous les acquis (entendez: acquis sociaux et systèmes de protection sociale) sont bons à mettre à la poubelle. S'y ajoutent les ritournelles sur la "fin du travail", la fin de la croissance et tutti quanti: écoutez les représentants de la Paris School of Econcomics (sic), de la Fondation Terra nova, du Figaro, de Sc. Pot, dans l'émission de Philippe Meyer, les mêmes parlant aux mêmes concluent à la même chose. L'analyse présentée ici, à partir d'une extensive revue de la littérature et de mes recherches en histoire économique, expose qu'une révolution industrielle, pour être une rupture radicale ne s'inscrit pas moins dans une continuité historique et que son succès est tributaire de sa capacité à s'inscrire dans cette continuité historique. Ce changement n'est pas déterministe, n'est pas l'expression d'une quelconque "sens de l'histoire", d'une quelconque "loi de l'économie" qui dicterait sa conduite aux sociétés humaines. Il fait au contraire appel à leur capacité d'innovation pour s'emparer des nouvelles technologies et les mettre au service du bien... et généralement d'abord du mal commun. Comprendre le fonctionnement de ces dynamiques d'évolution devrait être le fondement du pilotage des politiques publiques. Il l'est en Asie qui pilote son renouveau en s'inscrivant dans ce grands mouvements du temps long. Longue durée qui fut inventée en France par Fernand Braudel, mais que nos "élites" rentières et nos dirigeants corrompus sont bien incapables d'intégrer. Claude RochetPublié chez De Boeck, septembre 2015 Walter Inge, Doyen de la Cathédrale St Paul de Londres, écrivit en 1229 un récit de la création où il fait dire à Adam s’adressant à Eve alors qu’ils sont chassés du Paradis terrestre «  Je crois, ma chère, que nous vivons une époque de transition ». Il ne pouvait mieux dire : nous avons là une constante de l’histoire humaine depuis la Création. L’emploi du terme de “révolution” technologique peut porter certains à penser et affirmer que nous vivons une rupture radicale, que plus rien ne sera comme avant, que ce qui arrive est unique dans l’histoire… et de se lancer dans la futurologie d’un monde merveilleux. Ce chapitre veut s’efforcer de répondre aux questions qui entourent ce terme de « révolution technologique » : - Pourquoi une révolution arrive-t-elle ? Est-elle prévisible ? A quoi la reconnaît-on ? - La propagation d’une révolution technologique suit-elle un schéma identifiable qui permettrait de l’orienter et de tirer le maximum de son potentiel ? - Qu’est-ce qui est finalement vraiment révolutionnaire dans cette révolution ? - Quelles stratégies, stratégies des entreprises et stratégie publique, pour qu’un pays puisse tirer profit de cette révolution ?Nous disposons aujourd’hui d’un corpus de connaissances bien établies qui nous permet de répondre à ces questions, même s’il est superbement ignoré par les acteurs de la décision publique. Ce corpus puise sa source dans l’histoire de l’économie depuis le début de l’époque moderne qui a vu l’Europe passer de zone sinistrée au XVI°, où l’essentiel de l’activité humaine consistait à se faire les guerres de toutes espèces – agression, conquête, civiles, religieuses… - et où l’espérance de vie dépassait difficilement 40 ans, au continent le plus prospère du monde trois siècles plus tard, effaçant la supériorité technologique et politique de la Chine. Les grands noms sont ici Fernand Braudel, Jean Bouvier, Lucien Febvre, François Crouzet, François Caron pour la France, et Patrick O’Brien, Chris Freeman, Joel Mokyr, Ronald Findlay, Kevin O’Rourke et David Landes, le seul qui soit un tant soit peu connu du public français pour avoir été traduit, pour le monde anglo-saxon. La seconde source est l’histoire de la technologie et la compréhension de sa nature avec les travaux de Bertrand Gille, Maurice Daumas et Gilbert Simondon, pour ne citer que les pères fondateurs les plus connus. La troisième est le progrès de la science économique avec l’œuvre considérable de Schumpeter qui a théorisé le développement de l’économie, poursuivie par l’école évolutionniste dans la lignée de Richard Nelson aux Etats-Unis. Ajoutons la théorie générale des systèmes qui nous permet de comprendre comment les éléments que sont l’économie, la culture, la science, la technologie, l’Etat, ces composantes de la société, entrent en interactions pour former des nations en évolution où vont se succéder des phases d’équilibre et de déséquilibre, de stabilité et d’instabilité, de croissance et de déclin, qui sont autant d’opportunités d’initiatives et d’innovation. Comprendre l’Iconomie ne peut se faire sans l’inscrire dans ce développement historique pour parvenir à comprendre le lien et la complémentarité entre les grandes constantes des révolutions technologiques pour naviguer entre le lyrisme des gourous de la technologie et les sceptiques du « finalement c’était mieux avant ». Chris Freeman et Francisco Louça ont titré leurs ouvrages sur l’histoire des révolutions industrielle « As Time Goes By… » (au fil du temps) s’inspirant à la fois de Charles Peguy et du film Casablanca où le pianiste Sam chante « As Time goes by fundamental things apply…. ». « Play it again, Sam » lui demande Humphrey Bogart pour illustrer ce retour de l’histoire….Cycles et structure des révolutions technologiques C’est le statisticien soviétique Kondratiev qui le premier a identifié le développement en cycles d’une durée de 40 à 60 ans, cycles qui ont la forme de courbes en S avec une période de maturation, d’expansion, de déploiement et de déclin. Schumpeter est parti des travaux de Kondratiev pour établir sa théorie des cycles d’affaires basés sur des vagues d’innovation successives qui se déploient en grappes, associées à un processus de destruction créatrice, soit la disparition des activités basées sur des technologies et des compétences obsolètes et la création de nouvelles activités. Schumpeter analyse le capitalisme comme un processus évolutionniste régi par la turbulence et l’incertitude, remettant en cause les structures établies, depuis les modes de production au niveau de la firme jusqu’aux consensus sociaux - comme l’a montré l’historien Eric Hobsbawm - et aux structures familiales et sociales dont les mutations s’étendent bien au-delà de la révolution industrielle elle-même. Il converge ici avec Karl Marx qui a bien cerné le caractère révolutionnaire du capitalisme, qui a constamment besoin de bouleverser les structures sociales pour créer de nouvelles dynamiques de production de richesse. Schumpeter est décédé en 1950 et n’a donc connu que la phase de déploiement de la II° révolution industrielle, celle qui allait donner naissance aux Trente glorieuses. Carlota Perez, disciple de Chris Freeman et aujourd’hui professeur à l’Université technologique de Tallinn qui regroupe et anime l’Ecole néoschumpétérienne, a établi l’analyse la plus précise des cycles technologiques schumpétériens. Elle identifie à ce jour cinq cycles de 40 à 60 ans depuis la première révolution industrielle, deux cycles format un révolution industrielle, la première fondée sur la mécanisation, la seconde fondée sur les avancées scientifiques dans le domaine de l’électricité et de la chimie et donnant naissance à la grande entreprise, et la troisième fondée sur l’informatisation, dont la nature est précisément l’objet de cet ouvrage. Chaque cycle suit une dynamique en cinq phases (Figure 1) : - Une phase d’invention qui voit l’invention de laboratoire passer de la preuve du concept au prototype et aux premières applications. - Le passage de l’invention à l’innovation est l’irruption sur le marché, quand la technologie est mature. Pour la première révolution industrielle, qui n’est pas basée sur des percées scientifiques mais des améliorations incrémentales, la période de maturation est plus lente et remonte à l ‘essor agricole de l’Angleterre au XVI° siècle qui a libéré de la main-d’œuvre et assuré la croissance de la population. - Le déploiement en tornade, ou phase de frénésie, qui voit la nouvelle technologie devenir « technologie générique » et bouleverser l’ensemble des économies et mettre en cause le système de régulation du cycle précédent. - Le déploiement sur l’ensemble de l’économie est une phase d’expansion qui donne naissance à un « nouveau paradigme techno-économique » qui, au-delà de la technologie, inclut organisation de la firme et évolution des institutions. - La maturité et les dernières applications de la technologie, qui rentre dans des zones à rendements de moins en moins croissants                                                Figure 1: les cinq étapes d'un cycle technologique, selon Carlota Perez Au point d’inflexion de la courbe en S survient une crise qui a pour cause le divorce entre le capital financier et le capital productif. Au début de la phase de frénésie, tout va bien entre eux deux : le capital financier cherche à s’investir dans de nouvelles activités et la nouvelle vague technologique a besoin d’investisseurs. Mais l’on sait depuis 1720 que le capital financier est exubérant et irrationnel. Il en fait promettre trop à l’économie réelle au point d’en devenir une manie compulsive. La première crise de l’époque industrielle est celle des canaux, la canal mania en 1799 en Angleterre. Tout le monde voulait son canal à péage pour profiter de l’essor des transports. Tous les cycles technologiques ont eu leur manie. La figure 1 trace cette évolution ponctuée par des crises. Nous sommes donc actuellement dans la période de crise de l’économie informatisée, auquel le capital financier à trop fait promettre dans les années 1990 – débouchant sur la crise du NASDAQ en 2001. Le capital financier, profitant des technologies de l’information qui permettent, entre autres, le trading haute fréquence est devenu un système en soi coupé de l’économie réelle, dont l’irrationalité produit la crises financière de 2008 dans laquelle nous sommes toujours.Ce schéma est-il fatal ? L’histoire économique nous apprend que ces crises sont de deux ordres : les crises structurelles d’ajustement sont des crises qui font partie de l’évolution normale des systèmes complexes. C’est le processus de « destruction créatrice » décrit par Schumpeter : A une vague technologique est associée un système de production, une organisation sociale, une régulation par des institutions. Le changement technologique met ce système en déséquilibre Pour Schumpeter, Walras était un économiste du statique alors que lui se situait comme un économiste de la dynamique qui sépare les phases de statique. L’économie n’est pas un état stable, mais une succession d’états stables séparés par des périodes de rupture qui sont liées aux phases d’innovation. Dans sa Théorie de l’Evolution Economique (1911) Schumpeter souligne cette continuité entre changement incrémental et rupture « Si toute évolution se poursuit d’une façon continue et ininterrompue, est-ce qu’elle ressemble au développement progressif, organique d’un arbre dans son tronc et sa frondaison ? L’expérience répond négativement à cette question ». L’histoire humaine est un processus dynamique fait de phases d’amélioration incrémentale jusqu’au moment où la complexité créée par l’augmentation du nombre de variables et de leurs interactions rend nécessaire la construction d’un ordre supérieur de complexité, un nouveau méta-système de coordination. Il y a alors mutation et non plus simple adaptation. La théorie évolutionniste s’est construite par analogie avec la théorie darwinienne de l’évolution qui distingue les adaptations qui sont de l’ordre du somatique des mutations qui sont de l’ordre du génétique. Le nouveau ne sort pas de l’ancien, mais sa genèse s’inscrit dans une continuité historique qui est celle des schémas d’apprentissage, le sentier technologique. Le développement de la recherche en économie a donné naissance à l’économie évolutionniste : l’économie n’est pas un processus déterministe, dont l’issue est fixée à l’avance, mais évolue en interaction avec son environnement. Elle le façonne autant qu’elle est façonnée par lui. Ce processus est stochastique : il est guidé par le hasard et il se stabilise quand il a trouvé un équilibre satisfaisant. Dans la propagation de l’innovation un intrant (la nouvelle technologie) vient bouleverser l’équilibre du système qui va essayer une multitude de combinaisons de manière aléatoire (et donc accroître son désordre) tout en cherchant et sélectionnant les solutions les plus stables (créer un nouveau principe d’ordre). Ce sont les lois de l’évolution qui sont en œuvre, et les principes de sélection sont ceux qui garantiront au système technique sa stabilité et au système économique sa profitabilité : il s’agit non seulement de principes de robustesse technique, mais aussi de cohérence sociale et politique, car les révolutions technologiques ne transforment pas seulement les processus de production mais l’ensemble des rapports sociaux. Ce processus stochastique n’est pas totalement aléatoire : il devient assez vite déterministe par un certain nombre d’options prises en amont qui sont d’ordre culturel et structurel. Paul David (1992) a étudié l’apparition du choix du clavier QWERTY qui est le résultat d’arbitrages culturels étrangers à la technologie qui donnent un produit dont la valeur est sans rapport avec l’optimum de Pareto. Le processus se stabilise quand il parvient à un état de « lock-in » (verrouillage) qui le met à l’abri de la concurrence. Bill Gates est parfois surnommé « The Lord of lock-in » par ceux qui l’accusent d’avoir, par Windows et son alliance avec Intel, enfermé le PC dans une architecture sous-optimale. L’historien britannique Eric Hobsbawm a montré que les conflits sociaux émergeaient à la fin des longues phases de développement des cycles et qu’il y avait des « conflits en grappes » comme des « innovations en grappes ». Freeman et Louça identifient en fait deux points critiques : l’un à la fin de la phase d’expansion, lorsque les travailleurs disposent d’organisations puissantes et que le plein emploi donne des marges de manœuvre. La dernière grande vague de ce type se situe autour de 1968. Les travailleurs veulent obtenir les gains d’une productivité croissante tandis que les entrepreneurs veulent conserver des marges d’investissements face au déclin de la profitabilité. L’autre point critique se situe à la phase d’ajustement entre l’ancien et le nouveau paradigme techno-économique, quand le cycle entre en phase de récession avec croissance rapide du chômage et développement de l’insécurité de l’emploi, comme en 1974-75 et autour de 1983. Plus globalement, un changement technologique est un changement social : « la technologie construit le social » souligne François Caron (1997). Le principe d’interdépendance générale défini par Leontief en 1939 modifie la structure des échanges interindustriels et met l’économie en état d’instabilité structurelle. La modification des qualifications, le processus de destruction créatrice qui s’applique aux emplois, la course à la réduction des coûts dans les activités de main d’œuvre dans un contexte d’ouverture des frontières et les délocalisations qu’il permet, vont faire passer le système de l’instabilité à la turbulence. Les crises financières sont de nature différente : le déséquilibre n’est pas créé par un ajustement interne mais par la prise du pouvoir du système financier sur l’ensemble du système économique. Carlota Perez relève qu’à chaque cycle les nouvelles technologies ont d’abord profité au capital financier qui les a mises à profit pour asseoir son pouvoir. La crise argentine de 1890 est ainsi largement le fruit du développement du télégraphe qui a été le carburant de la spéculation. Ces nouveaux moyens de communication, en connectant, à, l’ère de l’Internet, tout avec tout créent une complexité que nul n’est capable de maîtriser. Ces crises financières, ces « paniques », sont d’ailleurs beaucoup plus fréquentes que les crises d’ajustement technologique : à peu près tous les dix ans. C’est quand la crise financière entre en résonance avec la crise technologique que se produit une crise systémique globale comme celle de 1929-1931 et de 2008. Ces crises sont en théorie plus faciles à résoudre puisqu’il s’agit de reprendre son pouvoir au capital financier. Et en pratique aussi, puisque que chaque sortie de crise a vu le système financier remis au service de la production par l’Etat.Piloter dans l’incertitude Si donc le déséquilibre est dans l’ordre des choses, il convient de se demander si l’on peut ramener le système à l’équilibre – où le réguler ex-ante pour éviter les crises - par une action volontaire. On est ici amené à frayer sa voie entre le positivisme qui postule que la raison abstraite est toute puissante pour définir un ordre parfait, et un libéralisme qui ferait confiance à la « main invisible » du marché qui laisserait l’équilibre se rétablir naturellement. L’approche évolutionniste permet d’éviter ces deux écueils. En analysant les trajectoires des sociétés comme des dynamiques de systèmes complexes. Freeman et Louçà, et plus particulièrement Carlota Perez, dans le prolongement de l’école évolutionniste, analysent l’histoire du développement comme l’interaction de cinq sous-systèmes. Chacun sous-système (politique, social, économique, technologique, culturel) est semi-autonome et évolue selon des cycles spécifiques, tout en rétroagissant sur les autres pour permettre l’émergence du méta-système qu’est la société, la nation (Figure 2). Son développement est le produit de l’interaction entre ces cinq sous-systèmes qui va produire un système global plus ou moins cohérent, résilient et capable d’évolution. L’histoire du développement est celle de ces processus de coordination. Il ne peut être défini par des lois déterministes mais résulte de processus heuristiques, suite d’hypothèses et de scénarios testés par essais et erreurs. Read the full article
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mrochetclaude · 3 years ago
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Dix raisons de faire barrage à Macron: Un bilan calamiteux et un projet révoltant
Au premier tour, les urnes ont parlé. Bien entendu, les castors du politiquement correct crient au fascisme et à l’extrémisme pour tenter d’obtenir un second mandat pour leur champion, plutôt que parler bilan et projet. Pourtant, pour qui prend le soin d’examiner les deux alternatives du second tour, aussi insatisfaisantes soient-elles, celle à laquelle il faut faire barrage est clairement le président sortant.Macron 2, ce serait l’horreur au carréEn 2022, j’ai d’autant plus envie de prendre position qu’en 2012 et 2017, j’ai voté blanc au second tour de la présidentielle. Mais cette année, l’enjeu n’est pas le même qu’en 2017, pour trois raisons. D’abord, le second tour n’est pas joué, au contraire de 2017, où il y avait dix millions de voix d’écart. Le 24 avril, chaque vote aura de l’importance et nous pouvons encore avoir des surprises par rapport à ce que les sondages indiquent, eux qui avaient sur-estimé au premier tour le vote pour les partis oligarchistes et sous-estimé le vote pour les partis dits populistes. Ensuite, Macron est président depuis cinq ans, et son bilan totalement calamiteux est un élément fondamental de l’équation. La question qui se pose est simple : mieux vaut-il un second mandat de Macron ou sa défaite et l’élection de Marine Le Pen ?Je suis d’autant plus à l’aise pour prendre une telle position que je n’ai jamais épargné Marine Le Pen, ni ai fait preuve de la moindre complaisance à son égard, c’est le moins que l’on puisse dire. Et dimanche prochain, notre pays se retrouve face à un choix important. Depuis plusieurs mois, plus je me pose la question de ce qu’il faut faire dans un tel contexte, plus j’arrive à chaque fois à la conclusion que c’est à Macron qu’il faut faire barrage, comme l’a remarquablement expliqué Tatiana Ventose en vidéo avant le premier tour, ou Régis de Castelnau sur son blog, deux personnes sincèrement de gauche, ou Génération Frexit, dont je partage beaucoup de convictions et d’analyses. Pour tout dire, je ne parviens même pas à trouver un seul sujet ou critère sur lequel je pourrais conclure que Macron vaut mieux que Le Pen. Et je suis prêt à débattre avec quiconque se pose des questions, de manière posée et factuelle.Prenons les sujets un à un :1-     Bilan et programme : Macron, c’est tout à la fois un bilan calamiteux et un programme révoltant - Macron, c’est d’abord l’injustice sociale erigée en principe, avec la reprise de la vieille théorie du ruissellement (les « premiers de cordée»), pourtant partout infirmée par la réalité, et illustrée par le choix, entre autres, de supprimer l’ISF et réduire les APL. Macron, c’est le président des milliardaires, premiers bénéficiaires de sa politique économique, alors même que nous sortons de décennies de politiques qui les ont favorisées. - Macron, c’est aussi une politique de l’offre aberrante, en échec depuis 10 ans malgré de très coûteuses baisses d’impôt et trois déconstructions du droit du travail, qui n’ont pas empêché notre déficit commercial de battre des records en 2021. Et sur ce volet économique, même si elle est moins sociale qu’il y a 5 ou 10 ans, Marine Le Pen reste moins oligarchiste que ce Macron qui veut pousser l’âge de la retraite à 65 ans ou faire travailler ceux qui touchent le RSA à un salaire horaire 30 à 40% plus bas que le SMIC… Elle propose même de remettre en place l’ISF sur toutes les valeurs mobilières (en excluant l’immobilier). - On peut également évoquer sa réforme calamiteuse du lycée et du baccalauréat, qui casse cet outil républicain qui mettait à égalité un élève des plus beaux quartiers avec ceux de la France déshéritée. Que dire également de sa volonté de faire travailler davantage les professeurs, alors qu’ils travaillent beaucoup, pour un salaire misérable au regard de leur qualification et de leur importance par rapport à d’autres pays ? - Impossible de compter également sur Macron pour assurer la sécurité des Français, protéger notre culture ou réguler les flux migratoires… Et que dire de sa dernière sortie sur la beauté d’une femme voilée évoquant le féminisme, dans un en même temps bidon puisque le voile est par définition un signe de l’infériorité des femmes, comme l’a rappelé à propos Malika Sorel dans une tribune sur le FigaroVox2-     Défense de la France : encore un sujet où Macron est celui contre lequel il faut se mobiliser. - Les arbres du rachat des turbines Arabelle à GE, ou du veto fait au rachat de Carrefour, ne doivent pas cacher les innombrables rachats ou fusions que Macron, conseiller, ministre, ou président, a laissé faire en dix ans., Pourtant, ces deux exceptions montrent a fortiori qu’il était possible de faire autre chose pour Alstom, Alcatel, Technip, Essilor… N’oublions pas qu’il souhaitait privatiser ADP, dans une réédition de la scandaleuse privatisation des autoroutes, ce que la pandémie a empêché. Il accepte également la deconstruction du service public ferroviaire, alors même que les conséquences néfastes de cette déconstruction sont claires aujourd’hui sur le marché de l’énergie. Ici encore, il est raisonnable de penser que Marine Le Pen freinera bien plus le bradage de notre patrimoine, tant d’un point de vue idéologique qu’électoral, tant elle serait l’élue de cette France qui en a tant souffert… - En matière de défense de la France, il est un lieu où Macron, ce président qui ne rechigne pas à remplacer le drapeau français sous l’Arc de Triomphe ou sur ses comptes des réseaux sociaux, semble totalement l’ignorer, c’est bien à Bruxelles. Par pure idéologie, comme la majeure partie de nos élites, il est prêt à tous les compromis pour faire avancer son agenda européen, fût-ce au détriment de notre pays. Quel meilleur exemple ici que le fameux plan de relance européen, si chétif et tardif, mais aussi si défavorable à nos intérêts : nous recevrons 40 milliards d’euros alors que nous en couvrons environ 70 milliards ! Pire, alors que nous sommes un contributeur net, nous devrons nous soumettre aux demandes de l’UE. Il aurait été plus simple de faire notre propre plan de 40 milliards et ajouter une nouvelle contribution à l’UE. Idem sur le possible futur avion de combat européen, le SCAF, où Paris semble prêt à tous les compromis, pour ne pas dire plus, avec Berlin, provoquant la colère de Dassault.3-     Sens politique de l’élection : c’est un autre point important pour choisir mon vote, comme le pointe justement Régis de Castelnau sur son blog. Que représenterait une victoire de Macron, et que représenterait sa défaite ? Sa victoire, ce serait une nouvelle victoire de la pensée oligarchiste, une nouvelle victoire de l’oligarchie rassemblée (du Medef, aux sportifs et artistes, dont beaucoup trop ne daignent même pas payer leurs impôts en France) contre le peuple et les classes populaires. Et, à moins qu’il ne perde les législatives, même un score très serré n’empêcherait pas le président sortant de faire ce qu’il souhaite, sans se soucier de ceux qui ont exprimé une autre opinion. Ce serait une victoire pour Attali, Minc, et tous les éditorialistes du politiquement correct, ceux qui avait soutenu Maastricht en 1992 et le TCE en 2005. Leur défaite et celle de Macron, ce serait un beau symbole, d’autant plus que ce serait alors la victoire de la France populaire et périphérique, qui vote RN depuis longtemps, face à la France des métropoles aisées.4-     Pour la démocratie : une défaite de Macron serait doublement une victoire pour la démocratie. - D’abord, alors que l’expérience Macron montre bien la porosité idéologique du PS et de LR et place les quatre dernières décennies dans une forme de continuité politique, cela représenterait une alternance bienvenue dans tout système démocratique. Et cela est d’autant plus nécessaire que Macron a marqué un recul inédit dans notre pratique démocratique, d’innombrables manières. On pense au décalage contestable des dates d’élection, pour cette présidentielle, à l’exploitation indue de l’actualité (crise sanitaire, guerre en Ukraine) pour échapper au questionnement démocratique, et à l’évitement quasi-permanent des confrontations avec des journalistes un peu solides pour leur préférer des allocutions ou des interviews uniques avec un journaliste trop honoré pour être incisif. - Autre problème démocratique : avec Macron, les contre-pouvoirs ne fonctionnent pas. Le Conseil Constitutionnel n’a pas fait son travail sur les passes, n’hésitant pas à se contredire d’un avis sur l’autre pour autoriser les idées liberticides du pouvoir. Avec le PS et LR aspirés dans la majorité présidentielle, tous les leviers du pouvoir seraient aux mains de la même majorité, alors même que sa politique est impopulaire et qu’ils ne pèsent que 34% au premier tour des présidentielles, à trois partis... Idem pour trop de grands médias, et notamment le service prétendument public, qui sont trop proches idéologiquement de Macron pour véritablement exercer un quelconque contre-pouvoir, tant ils le servent. En revanche, on peut clairement imaginer qu’une présidence Le Pen serait bien plus questionnée par les grands médias, l’Union Européenne ou les différentes instances de contrôle du pays, depuis les Assemblées ou les différentes institutions du pays. Ce serait bien plus équilibré.5-     Pour les libertés publiques : Macron c’est aussi un recours exagéré à l’état d’urgence et aux règles d’exception, préférant un conseil de défense plus opaque qu’un conseil des ministres. C’est aussi une réaction aux crises très autoritaire, comme même nos voisins l’ont reconnu, évoquant un « absurdistan autoritaire » pour la gestion de la crise sanitaire, où Macron s’est distingué en étant sans doute le chef de l’Etat le plus autoritaire des pays dits occidentaux. Idem dans la crise des Gilets Jaunes, où la répression policière et judiciaire a franchi des niveaux inimaginables avant son élection, Todd soulignant a contrario la modération des forces de l’ordre en 2005 sous Sarkozy… On peut également rappeler ici la très oligarchiste loi sur le « secret des affaires », qui protège du regard démocratique certaines pratiques qui méritent pourtant l’attention des journalistes. D’ailleurs, Marine Le Pen a souligné plusieurs fois son opposition au caractère autoritaire de ce pouvoir, qui impose des attestations comme nulle part ailleurs, ou des passes orwelliens davantage dignes de régimes autoritaires… Et si l’élection de Le Pen était en fait le moyen d’un retour à un meilleur respect des libertés publiques, qui ont reculé sous Macron ?6-     Pour la personnalité : tout dans la personnalité de Macron est détestable et ces derniers mois ont bien montré que le pouvoir ne lui a rien appris. En décembre, il exprimait un quasi mea culpa sur ses propos polémiques, mais dès janvier, il recommençait sciemment en déclarant vouloir emmerder les non vaccinés. Ici le passif est lourd : « gaulois réfractaires », « ceux qui ne sont rien », « traverser la rue pour trouver un emploi », malgré le chômage de masse, sans oublier ses dérapages comme ministre. Macron manifeste un mépris pour les Français et les classes populaires inédit dans l’histoire de la Cinquième République. On peut évoquer dans son cas une « populophobie », pour reprendre le terme de Guillaume Bigot, une forme de racisme social extrêmement fort. Il se croit manifestement plus intelligent que tout le monde, au point que ses proches avaient osé évoquer un « président épidémiologiste », malgré un bilan très mauvais dans sa gestion de la crise sanitaire. Pire, il est terriblement autocentré et complètement hors sol7-     Pour les mensonges : Macron, c’est aussi un menteur pathologique, un chef de l’exécutif qui a accepté de faire dire que les masques n’avaient aucune utilité au printemps 2020 plutôt qu’expliquer que nous en manquions et qu’il fallait en réserver temporairement l’usage à ceux pour qui ils étaient les plus utiles… La vérité n’a aucune importance pour lui, et il n’hésite jamais à tordre les faits pour servir sa petite personne, telle sa défense de la stratégie d’approvisionnement de vaccins de l’UE, malgré l’incroyable retard par rapport à la Grande Bretagne ou aux Etats-Unis. Pourquoi ne peut-il pas admettre la moindre erreur et préfère-t-il mentir aussi souvent, au point qu’il n’est plus possible de lui faire confiance sur quoi que ce soit ? Dernier épisode en date : son discours ubuesque sur son bilan en matière de chômage, où il mélange les statistiques pour leur faire dire des choses totalement coupées de la réalité, sans guère de contradiction des grands média…8-     Entourage et éthique : cela pourrait être un point de faiblesse de Le Pen, mais ce mandat a repoussé très loin les pratiques détestables du pouvoir. D’abord, la violence, à tous les étages. On pense bien sûr au chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, pris en train de commettre des violences dans une manifestation, dont le traitement judiciaire n’a pas semblé particulièrement dur. Et que dire de ce député de la majorité qui a agresse très violemment un autre député à coup de casque de moto, nécessitant une hospitalisation de plusieurs semaines. Ce fait divers n’a pas bénéficié d’une grande couverture alors qu’on imagine bien ce qui aurait été fait si le coupable venait d’un autre camp… Et que dire de cette répression d’une violence inédite en plus de 50 ans ans d’un mouvement social avec les innombrables blessés parmi les Gilets Jaunes ? Le bilan de ce mandat ne permet pas de brandir une prétendue menace extrémiste pour les libertés pubiques. La menace, c’est cinq ans de plus de Macron. Et que dire des innombrables affaires qui ont entouré cet exécutif, la proposition de nomination au Conseil Constitutionnel par Richard Ferrand d’une juge liée au classement sans suite de l’affaire des Mutuelles de Bretagne atteignant un sommet dans les conflits d’intérêt. Plus globalement, il est aussi frappant de constatant l’abaissement du niveau des ministres et parlementaires avec cette majorité, culminant avec la présence de Castex à Matignon ou Castaner à l’Intérieur…9-     Chef en temps de crise : ce serait un des atouts majeurs de Macron pour le second tour ! Il aurait l’image d’un président à la hauteur pour gérer les crises. Au contraire, je pense que son bilan est très mauvais. Dans la crise sanitaire, il a toujours réagi en retard. Pour la première vague, nous n’avions pas de masques. Pour la seconde, nous n’avions pas de tests. Pour la troisième, nous n’avions pas de vaccins. Pourtant, d’autres pays, dirigés par des personnes que l’on présente comme moins compétentes, ont été prêts plus tôt : Grande-Bretagne, Etats-Unis, ou Allemagne ont été plus rapides. Idem sur les plans de soutien à l’économie : la France n’a pas été très rapide, suivant le mouvement avec retard, plutôt que montrant l’exemple. Le problème avec lui, c’est qu’il ne s’entoure pas vraiment de pointures, préférant souvent des seconds couteaux qui pensent à peu près tous la même chose, pas vraiment le signe d’un bon chef… Ici encore, on peut penser que Marine Le Pen, parce qu’elle a montré une plus grande ouverture d’esprit à des opinions différentes, serait sans doute une meilleure chef que ce dirigeant bouffi d’ogueil et de certitudes, très mal entouré, et finalement bien superficiel. Read the full article
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mrochetclaude · 3 years ago
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Dix raisons de faire barrage à Macron: Un bilan calamiteux et un projet révoltant
Au premier tour, les urnes ont parlé. Bien entendu, les castors du politiquement correct crient au fascisme et à l’extrémisme pour tenter d’obtenir un second mandat pour leur champion, plutôt que parler bilan et projet. Pourtant, pour qui prend le soin d’examiner les deux alternatives du second tour, aussi insatisfaisantes soient-elles, celle à laquelle il faut faire barrage est clairement le président sortant.Macron 2, ce serait l’horreur au carréEn 2022, j’ai d’autant plus envie de prendre position qu’en 2012 et 2017, j’ai voté blanc au second tour de la présidentielle. Mais cette année, l’enjeu n’est pas le même qu’en 2017, pour trois raisons. D’abord, le second tour n’est pas joué, au contraire de 2017, où il y avait dix millions de voix d’écart. Le 24 avril, chaque vote aura de l’importance et nous pouvons encore avoir des surprises par rapport à ce que les sondages indiquent, eux qui avaient sur-estimé au premier tour le vote pour les partis oligarchistes et sous-estimé le vote pour les partis dits populistes. Ensuite, Macron est président depuis cinq ans, et son bilan totalement calamiteux est un élément fondamental de l’équation. La question qui se pose est simple : mieux vaut-il un second mandat de Macron ou sa défaite et l’élection de Marine Le Pen ?Je suis d’autant plus à l’aise pour prendre une telle position que je n’ai jamais épargné Marine Le Pen, ni ai fait preuve de la moindre complaisance à son égard, c’est le moins que l’on puisse dire. Et dimanche prochain, notre pays se retrouve face à un choix important. Depuis plusieurs mois, plus je me pose la question de ce qu’il faut faire dans un tel contexte, plus j’arrive à chaque fois à la conclusion que c’est à Macron qu’il faut faire barrage, comme l’a remarquablement expliqué Tatiana Ventose en vidéo avant le premier tour, ou Régis de Castelnau sur son blog, deux personnes sincèrement de gauche, ou Génération Frexit, dont je partage beaucoup de convictions et d’analyses. Pour tout dire, je ne parviens même pas à trouver un seul sujet ou critère sur lequel je pourrais conclure que Macron vaut mieux que Le Pen. Et je suis prêt à débattre avec quiconque se pose des questions, de manière posée et factuelle.Prenons les sujets un à un :1-     Bilan et programme : Macron, c’est tout à la fois un bilan calamiteux et un programme révoltant - Macron, c’est d’abord l’injustice sociale erigée en principe, avec la reprise de la vieille théorie du ruissellement (les « premiers de cordée»), pourtant partout infirmée par la réalité, et illustrée par le choix, entre autres, de supprimer l’ISF et réduire les APL. Macron, c’est le président des milliardaires, premiers bénéficiaires de sa politique économique, alors même que nous sortons de décennies de politiques qui les ont favorisées. - Macron, c’est aussi une politique de l’offre aberrante, en échec depuis 10 ans malgré de très coûteuses baisses d’impôt et trois déconstructions du droit du travail, qui n’ont pas empêché notre déficit commercial de battre des records en 2021. Et sur ce volet économique, même si elle est moins sociale qu’il y a 5 ou 10 ans, Marine Le Pen reste moins oligarchiste que ce Macron qui veut pousser l’âge de la retraite à 65 ans ou faire travailler ceux qui touchent le RSA à un salaire horaire 30 à 40% plus bas que le SMIC… Elle propose même de remettre en place l’ISF sur toutes les valeurs mobilières (en excluant l’immobilier). - On peut également évoquer sa réforme calamiteuse du lycée et du baccalauréat, qui casse cet outil républicain qui mettait à égalité un élève des plus beaux quartiers avec ceux de la France déshéritée. Que dire également de sa volonté de faire travailler davantage les professeurs, alors qu’ils travaillent beaucoup, pour un salaire misérable au regard de leur qualification et de leur importance par rapport à d’autres pays ? - Impossible de compter également sur Macron pour assurer la sécurité des Français, protéger notre culture ou réguler les flux migratoires… Et que dire de sa dernière sortie sur la beauté d’une femme voilée évoquant le féminisme, dans un en même temps bidon puisque le voile est par définition un signe de l’infériorité des femmes, comme l’a rappelé à propos Malika Sorel dans une tribune sur le FigaroVox2-     Défense de la France : encore un sujet où Macron est celui contre lequel il faut se mobiliser. - Les arbres du rachat des turbines Arabelle à GE, ou du veto fait au rachat de Carrefour, ne doivent pas cacher les innombrables rachats ou fusions que Macron, conseiller, ministre, ou président, a laissé faire en dix ans., Pourtant, ces deux exceptions montrent a fortiori qu’il était possible de faire autre chose pour Alstom, Alcatel, Technip, Essilor… N’oublions pas qu’il souhaitait privatiser ADP, dans une réédition de la scandaleuse privatisation des autoroutes, ce que la pandémie a empêché. Il accepte également la deconstruction du service public ferroviaire, alors même que les conséquences néfastes de cette déconstruction sont claires aujourd’hui sur le marché de l’énergie. Ici encore, il est raisonnable de penser que Marine Le Pen freinera bien plus le bradage de notre patrimoine, tant d’un point de vue idéologique qu’électoral, tant elle serait l’élue de cette France qui en a tant souffert… - En matière de défense de la France, il est un lieu où Macron, ce président qui ne rechigne pas à remplacer le drapeau français sous l’Arc de Triomphe ou sur ses comptes des réseaux sociaux, semble totalement l’ignorer, c’est bien à Bruxelles. Par pure idéologie, comme la majeure partie de nos élites, il est prêt à tous les compromis pour faire avancer son agenda européen, fût-ce au détriment de notre pays. Quel meilleur exemple ici que le fameux plan de relance européen, si chétif et tardif, mais aussi si défavorable à nos intérêts : nous recevrons 40 milliards d’euros alors que nous en couvrons environ 70 milliards ! Pire, alors que nous sommes un contributeur net, nous devrons nous soumettre aux demandes de l’UE. Il aurait été plus simple de faire notre propre plan de 40 milliards et ajouter une nouvelle contribution à l’UE. Idem sur le possible futur avion de combat européen, le SCAF, où Paris semble prêt à tous les compromis, pour ne pas dire plus, avec Berlin, provoquant la colère de Dassault.3-     Sens politique de l’élection : c’est un autre point important pour choisir mon vote, comme le pointe justement Régis de Castelnau sur son blog. Que représenterait une victoire de Macron, et que représenterait sa défaite ? Sa victoire, ce serait une nouvelle victoire de la pensée oligarchiste, une nouvelle victoire de l’oligarchie rassemblée (du Medef, aux sportifs et artistes, dont beaucoup trop ne daignent même pas payer leurs impôts en France) contre le peuple et les classes populaires. Et, à moins qu’il ne perde les législatives, même un score très serré n’empêcherait pas le président sortant de faire ce qu’il souhaite, sans se soucier de ceux qui ont exprimé une autre opinion. Ce serait une victoire pour Attali, Minc, et tous les éditorialistes du politiquement correct, ceux qui avait soutenu Maastricht en 1992 et le TCE en 2005. Leur défaite et celle de Macron, ce serait un beau symbole, d’autant plus que ce serait alors la victoire de la France populaire et périphérique, qui vote RN depuis longtemps, face à la France des métropoles aisées.4-     Pour la démocratie : une défaite de Macron serait doublement une victoire pour la démocratie. - D’abord, alors que l’expérience Macron montre bien la porosité idéologique du PS et de LR et place les quatre dernières décennies dans une forme de continuité politique, cela représenterait une alternance bienvenue dans tout système démocratique. Et cela est d’autant plus nécessaire que Macron a marqué un recul inédit dans notre pratique démocratique, d’innombrables manières. On pense au décalage contestable des dates d’élection, pour cette présidentielle, à l’exploitation indue de l’actualité (crise sanitaire, guerre en Ukraine) pour échapper au questionnement démocratique, et à l’évitement quasi-permanent des confrontations avec des journalistes un peu solides pour leur préférer des allocutions ou des interviews uniques avec un journaliste trop honoré pour être incisif. - Autre problème démocratique : avec Macron, les contre-pouvoirs ne fonctionnent pas. Le Conseil Constitutionnel n’a pas fait son travail sur les passes, n’hésitant pas à se contredire d’un avis sur l’autre pour autoriser les idées liberticides du pouvoir. Avec le PS et LR aspirés dans la majorité présidentielle, tous les leviers du pouvoir seraient aux mains de la même majorité, alors même que sa politique est impopulaire et qu’ils ne pèsent que 34% au premier tour des présidentielles, à trois partis... Idem pour trop de grands médias, et notamment le service prétendument public, qui sont trop proches idéologiquement de Macron pour véritablement exercer un quelconque contre-pouvoir, tant ils le servent. En revanche, on peut clairement imaginer qu’une présidence Le Pen serait bien plus questionnée par les grands médias, l’Union Européenne ou les différentes instances de contrôle du pays, depuis les Assemblées ou les différentes institutions du pays. Ce serait bien plus équilibré.5-     Pour les libertés publiques : Macron c’est aussi un recours exagéré à l’état d’urgence et aux règles d’exception, préférant un conseil de défense plus opaque qu’un conseil des ministres. C’est aussi une réaction aux crises très autoritaire, comme même nos voisins l’ont reconnu, évoquant un « absurdistan autoritaire » pour la gestion de la crise sanitaire, où Macron s’est distingué en étant sans doute le chef de l’Etat le plus autoritaire des pays dits occidentaux. Idem dans la crise des Gilets Jaunes, où la répression policière et judiciaire a franchi des niveaux inimaginables avant son élection, Todd soulignant a contrario la modération des forces de l’ordre en 2005 sous Sarkozy… On peut également rappeler ici la très oligarchiste loi sur le « secret des affaires », qui protège du regard démocratique certaines pratiques qui méritent pourtant l’attention des journalistes. D’ailleurs, Marine Le Pen a souligné plusieurs fois son opposition au caractère autoritaire de ce pouvoir, qui impose des attestations comme nulle part ailleurs, ou des passes orwelliens davantage dignes de régimes autoritaires… Et si l’élection de Le Pen était en fait le moyen d’un retour à un meilleur respect des libertés publiques, qui ont reculé sous Macron ?6-     Pour la personnalité : tout dans la personnalité de Macron est détestable et ces derniers mois ont bien montré que le pouvoir ne lui a rien appris. En décembre, il exprimait un quasi mea culpa sur ses propos polémiques, mais dès janvier, il recommençait sciemment en déclarant vouloir emmerder les non vaccinés. Ici le passif est lourd : « gaulois réfractaires », « ceux qui ne sont rien », « traverser la rue pour trouver un emploi », malgré le chômage de masse, sans oublier ses dérapages comme ministre. Macron manifeste un mépris pour les Français et les classes populaires inédit dans l’histoire de la Cinquième République. On peut évoquer dans son cas une « populophobie », pour reprendre le terme de Guillaume Bigot, une forme de racisme social extrêmement fort. Il se croit manifestement plus intelligent que tout le monde, au point que ses proches avaient osé évoquer un « président épidémiologiste », malgré un bilan très mauvais dans sa gestion de la crise sanitaire. Pire, il est terriblement autocentré et complètement hors sol7-     Pour les mensonges : Macron, c’est aussi un menteur pathologique, un chef de l’exécutif qui a accepté de faire dire que les masques n’avaient aucune utilité au printemps 2020 plutôt qu’expliquer que nous en manquions et qu’il fallait en réserver temporairement l’usage à ceux pour qui ils étaient les plus utiles… La vérité n’a aucune importance pour lui, et il n’hésite jamais à tordre les faits pour servir sa petite personne, telle sa défense de la stratégie d’approvisionnement de vaccins de l’UE, malgré l’incroyable retard par rapport à la Grande Bretagne ou aux Etats-Unis. Pourquoi ne peut-il pas admettre la moindre erreur et préfère-t-il mentir aussi souvent, au point qu’il n’est plus possible de lui faire confiance sur quoi que ce soit ? Dernier épisode en date : son discours ubuesque sur son bilan en matière de chômage, où il mélange les statistiques pour leur faire dire des choses totalement coupées de la réalité, sans guère de contradiction des grands média…8-     Entourage et éthique : cela pourrait être un point de faiblesse de Le Pen, mais ce mandat a repoussé très loin les pratiques détestables du pouvoir. D’abord, la violence, à tous les étages. On pense bien sûr au chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, pris en train de commettre des violences dans une manifestation, dont le traitement judiciaire n’a pas semblé particulièrement dur. Et que dire de ce député de la majorité qui a agresse très violemment un autre député à coup de casque de moto, nécessitant une hospitalisation de plusieurs semaines. Ce fait divers n’a pas bénéficié d’une grande couverture alors qu’on imagine bien ce qui aurait été fait si le coupable venait d’un autre camp… Et que dire de cette répression d’une violence inédite en plus de 50 ans ans d’un mouvement social avec les innombrables blessés parmi les Gilets Jaunes ? Le bilan de ce mandat ne permet pas de brandir une prétendue menace extrémiste pour les libertés pubiques. La menace, c’est cinq ans de plus de Macron. Et que dire des innombrables affaires qui ont entouré cet exécutif, la proposition de nomination au Conseil Constitutionnel par Richard Ferrand d’une juge liée au classement sans suite de l’affaire des Mutuelles de Bretagne atteignant un sommet dans les conflits d’intérêt. Plus globalement, il est aussi frappant de constatant l’abaissement du niveau des ministres et parlementaires avec cette majorité, culminant avec la présence de Castex à Matignon ou Castaner à l’Intérieur…9-     Chef en temps de crise : ce serait un des atouts majeurs de Macron pour le second tour ! Il aurait l’image d’un président à la hauteur pour gérer les crises. Au contraire, je pense que son bilan est très mauvais. Dans la crise sanitaire, il a toujours réagi en retard. Pour la première vague, nous n’avions pas de masques. Pour la seconde, nous n’avions pas de tests. Pour la troisième, nous n’avions pas de vaccins. Pourtant, d’autres pays, dirigés par des personnes que l’on présente comme moins compétentes, ont été prêts plus tôt : Grande-Bretagne, Etats-Unis, ou Allemagne ont été plus rapides. Idem sur les plans de soutien à l’économie : la France n’a pas été très rapide, suivant le mouvement avec retard, plutôt que montrant l’exemple. Le problème avec lui, c’est qu’il ne s’entoure pas vraiment de pointures, préférant souvent des seconds couteaux qui pensent à peu près tous la même chose, pas vraiment le signe d’un bon chef… Ici encore, on peut penser que Marine Le Pen, parce qu’elle a montré une plus grande ouverture d’esprit à des opinions différentes, serait sans doute une meilleure chef que ce dirigeant bouffi d’ogueil et de certitudes, très mal entouré, et finalement bien superficiel. Read the full article
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mrochetclaude · 3 years ago
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Qui est isolé ? La guerre en Ukraine dans son contexte géoéconomique
 La guerre entre la Russie et l’Ukraine a mis en évidence une profonde fracture entre le monde « occidental » » et le reste du monde. Cette fracture survient dans un contexte de démondialisation accélérée. Cette dernière est devenue une évidence depuis la crise des subprime de 2008-2010 qui n’a jamais été surmonté complètement. Elle s’est accentuée avec l’épidémie de la Covid-19 et, aujourd’hui, avec les conséquences de la guerre résultant de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Se réveillent alors de vieilles peurs. Et si cette démondialisation annonçait le retour au temps des guerres ? Mais ces peurs ne sont que l’autre face d’un mensonge qui fut propagé par ignorance, pour les uns, et par intérêts, pour les autres. Le commerce n’a jamais effacé la guerre, même en Europe. On oublie trop rapidement la guerre civile dans l’ex-Yougoslavie, et ce sans parler de la terrible guerre qui ravagea l’Afrique centrale, de la guerre du Darfour, des guerres du Moyen-Orient, de celle toujours en cours au Yémen. La liste est, hélas, longue. Que signifie l’expression de « démondialisation » que l’on utilise pour qualifier le contexte géoéconomique dans lequel se déroule cette guerre ? La mondialisation que nous avons connue depuis près de quarante ans a résulté de la combinaison de la globalisation financière, qui s’est mise en place avec le dé-tricotage du système hérité des accords de Bretton Woods en 1971-73, et de la globalisation marchande, qui s’est incarnée dans le libre-échange. Elle a conduit à une surexploitation des ressources naturelles plongeant plus d’un milliard et demi d’êtres humains dans des crises écologiques qui vont chaque jour empirant. Elle a provoqué la destruction du lien social dans un grand nombre de pays et confronté là aussi des masses innombrables au spectre de la guerre de tous contre tous, au choc d’un individualisme forcené qui laisse présager d’autres régressions, bien pires encore.La guerre en Ukraine survient alors dans un contexte économique et politique international qui a profondément évolué ces vingt dernières années, et en particulier depuis 2010. Ce contexte est marqué par une accélération du mouvement de démondialisation, déjà apparent en 2010 mais considérablement renforcé, et d’un mouvement de désoccidentalisation du monde.Le constat que l’on peut tirer des dix dernières années est que la mondialisation, ou globalisation, a engendré de telles forces de contestation, forces qui ne se sont pas limitées à l’idéologie, forces qui se sont avérées profondes et puissantes et qui n’ont fait que se renforcer, qu’un point de basculement a été atteint. La mondialisation s’est d’abord enrayée, puis elle s’est inversée. Cela fut patent lors de la crise de la Covid-19. La démondialisation a donc commencé dans les faits. Elle porte en elle, aussi, une « désoccidentalisation » du monde. C’est un phénomène important, qui se traduit par le renforcement considérable des économies extra-européennes mais aussi par leur autonomisation vis-à-vis de « l’occident », mouvement qui ne semble pas avoir été réellement compris.Qu’est-ce que la démondialisation ?Qu’appelle-t-on donc aujourd’hui « démondialisation » ? Il convient de revenir sur le sens du mot, mais aussi de la notion décrite par le mot. Certains confondent ce terme avec une interruption, volontaire ou fortuite, des flux d’échanges qui courent tout à travers la planète. Ils confondent ainsi un protectionnisme, qui peut être amplement justifié dans la théorie économique, et la pratique de l’autarcie qui, elle, est bien souvent annonciatrice de guerres. Ils se trompent aussi sur la nature du lien qui lie la croissance du PIB à l’échelle mondiale est le volume des échanges. Rappelons ici que la richesse est issue des processus de production. Si ceux-ci n’ont pas eu lieu au préalable, pas de commerce et pas de profit. La richesse est liée à la croissance de la productivité du travail et celle dernière prend son origine dans les transformations perpétuelles du processus de production. Le commerce facilite la transformation de cette richesse en profit monétaire. Il est une réponse à l’écart qui peut se creuser entre le volume des investissements initialement consentis pour la production et un marché trop étroit pour rémunérer au niveau attendu les capitalistes et les fonds investis.Le commerce international permet donc la réalisation de profits parfois supérieurs aux attentes initiales parce qu’il permet de profiter d’opportunités, d’exploiter des situations de rente, de mettre en concurrence des travailleurs qui sont dans des conditions fort différentes, de forcer des travailleurs à entrer en dépendance avec les producteurs de biens étrangers. Cela ne veut pas dire que le commerce crée à lui seul de la valeur, comme le soutiennent les thuriféraires de la mondialisation. Mais, surtout, ils oublient que ces échanges, échanges de biens, de services, mais aussi échanges culturels voire échanges financiers, sont bien plus ancien que le phénomène nommé « mondialisation » ou « globalisation ». Ainsi, nous avons connu des situations où les échanges internationaux coexistaient avec des formes importantes de protection de l’économie nationale. La « mondialisation », pour ne garder que ce seul mot, ne se réduit donc pas à l’existence de ces seuls flux.Ce qui avait fait émerger le phénomène de la mondialisation, et l’avait constitué en un « fait social » global, était un double mouvement. Il y avait à la fois la combinaison, mais aussi l’intrication, des flux de marchandises et des flux financiers ET le développement d’une forme de gouvernement (ou de gouvernance) où l’économique semblait devoir l’emporter sur le politique. En effet, la « mondialisation » se caractérise par un double mouvement où l’on voit les entreprises tenter de prendre le pas sur les États et les normes et les règles sur la politique. Ce processus aboutit en réalité à la négation de la démocratie. Or, sur ce point, nous ne pouvons que constater une reprise en mains par les États de ces flux, un retour victorieux du politique. Ce mouvement s’appelle le retour de la souveraineté des États. Or, la souveraineté est indispensable à la démocratie. Nous avons de multiples exemples d’États qui sont souverains mais qui ne sont pas démocratiques ; pour autant nulle part on a vu un États qui était démocratique mais n’était pas souverain.Le processus de démondialisation économique s’est donc accéléré ces dernières années.  Il a commencé à se manifester ouvertement avec la crise financière internationale de 2008-2010 et ses conséquences. En fait, c’est de cette crise que l’on peut dater un point de rupture dans les diverses données statistiques. Graphique 1 Read the full article
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mrochetclaude · 3 years ago
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De la nature du fascisme et du recours à l’argument moral
Une campagne électorale est rarement un moment d'élévation intellectuelle à la hauteur de vrais enjeux, comme ce fut le cas du temps du gaullisme - et temporairement du débat sur la constitution européenne de 2005 qui a été d'excellent niveau- mais depuis lors tout a été fait pour les transformer en concours de beauté. Le professeur Alasdair Roberts a analysé ce phénomène comme le progrès de la logique de discipline : les choses sérieuses sont confiées au marché pour être mises à l'abri de la versatilité des peuples, le reste n'est plus que spectacle où il faudra d'autant plus s'étriper que tout continuera comme avant.C'est pour cette raison que je suis un adversaire de la "démocratie représentative" conçue dès l'origine (Benjamin Constant) pour ne représenter que les représentants: « L'erreur de ceux qui, de bonne foi dans leur amour de la liberté, ont accordé à la souveraineté du peuple un pouvoir sans bornes, vient de la manière dont se sont formées leurs idées en politique. Ils ont vu dans l'histoire un petit nombre d'hommes, ou même un seul, en possession d'un pouvoir immense, qui faisait beaucoup de mal; mais leur courroux s'est dirigé contre les possesseurs du pouvoir, et non contre le pouvoir même. Au lieu de le détruire, ils n'ont songé qu'à le déplacer. »  De longues conversations avec mon ami Etienne Chouard m'ont permis d'approfondir mes connaissances sur la démocratie directe.Nous voici donc pris dans un délire collectif où l'injonction de "combattre le fascisme" est imposée à tous - pardon, "à toutes et à tous", comme la nouvelle novlangue nous l'impose - face à une menace d'un nouvel Oradour et de la réouverture d'un Auschwitz annoncée par Arno Klarsfeld.Le problème n'est pas que ce soit outrancier - c'est la loi du genre des concours de beauté - c'est que ça marche, et que ça marche auprès de gens qui s'autoproclament "les classes instruites" dont je suis censé faire partie. Je suis historien de formation, j'ai eu d'excellents professeurs en Sorbonne, fait ma maîtrise précisément sur le fascisme français d'avant-guerre. La prédominance de professeurs s'inscrivant dans la mouvance du PCF - qui commençaient toutefois à prendre du champ - m'avait amené à surpondérer le phénomène fasciste en France. Dans les archives des années 1930, on surpondérait le poids des Croix de feu du Colonel de la Rocque dont on faisait un parti authentiquement fasciste (le Parti Social Français, PSF). En me plongeant dans les textes internes de ce parti, sa sociologie et ce qu'on y disait réellement, il est devenu clair à mes yeux que ce parti n'était pas fasciste et qu'on lui a fait un mauvais sort dont il n'a été réhabilité que récemment. Il n'y avait en fait qu'un seul parti qui put approcher la définition du fascisme, ce fut le Parti Populaire Français, PPF, de l'ancien communiste Doriot.Ce qui nous permet de clarifier une définition du fascisme:Contrairement à l'opinion commune, les fascismes - et les totalitarismes en général - ont une fondation intellectuelle très solide: le nazisme s'inscrivait dans le droit fil du romantisme allemand et de la tradition volkish  comme l'ont montré les travaux de George Mosse, le fascisme italien se fonde dans un mouvement intellectuel et artistique, le futurisme du peintre Marinetti, qui exalte la modernité, le mouvement, la civilisation urbaine contre l'arriération des campagnes, la mécanisation, la vitesse...Le fascisme est un partisan de la modernité technologique tout en condamnant la perte de sens induite par la civilisation industrielle, d'où son besoin de lui adjoindre une mythologie, une mystique selon ses termes, qui peut aller jusqu'à fonder une nouvelle religion anti-chrétienne, ce que tentera le nazisme. Le fascisme italien fut l'expression du Nord industrialisé contre le Sud agraire et arriéré. En France, ce fut le groupe X Crises - qui fonda l'idée de gouverner par la technocratie - dont beaucoup d'animateurs se retrouvèrent à Vichy autour du projet de "révolution nationale". Le nazisme fut le premier état keynésien avec la politique de relance de Hjalmar Sachs - le banquier du diable - qui permit la réindustrialisation de l'Allemagne sous le nazisme et la résorption du chômage.Le fascisme est un mouvement plus qu'un parti, c'est d'ailleurs le nom que Mussolini donnait au parti fasciste. C'est ce mouvement perpétuel vers un but indéfini qui le maintient "en marche", c'est le mouvement qui créé du lien, qui soude les troupes, cette quête éternelle vers une renaissance morale, sa foi que les destructions qu'il cause sont porteuse d'une renaissance.Le fascisme se construit contre un ennemi, il a besoin d'un intégrateur négatif, ce fut le juif, les communistes, les libéraux... dans une "lutte contre l'ennemi" revigorante, théorisée par le juriste Carl Schmitt, qui dérivera vers le national socialisme, bien que son oeuvre reste d'un grand intérêt et qu'il faille se garder à son égard de toute reductio ad hitlerum. Il n'est pas forcément belliqueux contre les autres nations: le fascisme de Salazar se contenta de l'empire colonial portugais, Franco refusa d'entrer en guerre aux côtés de Hitler, le premier chef d'Etat irlandais Eamon de Valera, admirateur prudent du fascisme italien, refusera toute entrée en guerre. L'ennemi intérieur peut lui suffire.Le fascisme est un mouvement de masse qui s'appuie sur un parti de masse. Ce type de parti n'a pas pour fonction la discussion politique mais la fusion du peuple dans une communion autour de quelques idées simples, incarnées par un leader charismatique. Il considère que la foule n'a pas besoin de discuter programme, elle a besoin de cérémonies qui célèbrent une union d'un peuple qui l'a perdue quand l'industrialisation et la modernité technologique, le déclin du pays, ont brisé les cadres traditionnels. Le fascisme doit son succès à sa capacité à fournir une nouvelle mystique et à être un mouvement de masse, comme l'a analysé le communiste allemand Arthur Rosenberg, ce qui permettra des passerelles commodes du communisme au fascisme dans de très nombreux cas.Le fascisme est l'expression des intérêts du capital financier. Cela ne veut pas dire qu'il ait été ab initio, promu par le capital financier comme l'analysait l'Internationale communiste dans les années 1930, considérant le nazisme comme "la dictature terroriste du capital financier" selon la formule de G. Dimitrov. Ce n'est qu'assez tard que les possédants soutinrent le nazisme, en courant après le succès, les seuls soutiens initiaux étant - quand même - les magnas de la sidérurgie allemande. Mais, dans les cas italien, espagnol, portugais le soutien est acquis dès le début, d'où le besoin pour ces gens de recruter un leader populaire pour créer ce mouvement de masse qui n'est pas leur genre de beauté.Enfin le fascisme se caractérise par la violence et la répression des opposants, qui se traduit par la mort sociale et professionnelle des opposants mis au ban de la société. Il n'est plus aujourd'hui forcément besoin de recourir à la violence physique: la mort sociale, l'interdiction professionnelle, la destruction des carrières suffit généralement à réduire les récalcitrants.Dire que le Front national est un parti fasciste est donc une absurdité sans nom. Je partage ici l'analyse de Jacques Sapir qui est celle à laquelle devrait parvenir tout esprit avec un minimum de capacité d'analyse et de sens critique :Car, quelles que soient les critiques que l’on peut faire à Mme Marine le Pen, et j’en ai fait quelques unes dans ce carnet, la décence devrait obliger cette même meute de reconnaître qu’il n’y a rien de « fasciste » ni dans son programme ni dans le comportement de son mouvement. Où sont donc les milices armées qui tiendraient les rues ? Depuis des années elles viennent d’une toute autre mouvance que le FN. A prétendre que le FN est « antirépublicain » on s’expose de plus à une contradiction évidente : si ce mouvement fait courir un danger à la République, il devrait être interdit et ses responsables emprisonnés. Si tel n’est pas le cas, c’est que ce parti n’est pas un danger pour la République. A vouloir se draper dans l’Histoire, cette meute journalistique et écrivassière se prend les pieds dans le tapis. Le programme défendu par Mme Marine le Pen est un programme populiste, avec ses bons mais aussi ses mauvais côtés. C’est un programme souverainiste, même s’il n’est pas exempt de dérapages, comme sur la question du droit du sol et de la protection sociale. On peut le contester, on peut même le réprouver. Mais, en faire un épouvantail est d’un ridicule achevé. Non, nous ne sommes pas dans l’Allemagne de 1933. Nous ne sommes même plus dans la France de 2002. Les choses ont profondément changé, sauf peut-être l’inconscience crasse de cette meute bavante qui nous rejoue la même partition qu’elle nous avait jouée lors du référendum de 2005. Et, il faut le souligner, elle avait été battue à l’époque !Jacques Sapir Par contre, l'examen du mouvement En marche d'Emmanuel Macron fait apparaître des caractéristiques inquiétantes:La distorsion de l'histoire qui confine à la pornographie avec l'affaire d'Oradour, et le discours du candidat truffé de références historiques farfelues, sans parler des fautes d'orthographe et de français qui foisonnent.Des discours volontairement creux et la proclamation par le candidat que le programme ne compte pas, seul compte le charisme du leader.Des meetings qui se veulent une messe où les applaudissements "spontanés" sont rendus obligatoires par des "helpeurs" rémunérés qui encadrent le public.Un candidat créé de toutes pièces par la finance et le pouvoir: 1000 m2 de locaux de campagne, 55 permanents, tout le ban et l'arrière ban de l'oligarchie, même en état d'obsolescence avancé comme les Robert Hue, Alain Minc, Attali....., les patrons de presse et le CAC 40, l'appui de l'appareil d'Etat que l'on a vu se déchainer contre François Fillon qui ne voulait pas laisser sa place au candidat unique, les journalistes transformés en militants politiques qui se comportent en aboyeurs ou en serviteurs selon qui ils interrogent...Le mépris ahurissant de la classe dominante pour la France périphérique, qui est accusée de ne pas se convertir aux charmes de la "transition numérique". Le vote massif des pseudos classes instruites et urbaines pour Macron est inquiétant et la célébration du phénomène de métropolitisation dont j'ai souligné les méfaits est un ferment de dislocation de l'identité française, ce qui est d'ailleurs le projet du candidat.Une campagne qui tourne au terrorisme, promettant à la mort sociale tout ceux qui ne se rallient pas à lui: Même des curés prônent en chaire le ralliement à Macron (sous peine d'excommunication??). Même le timide Mélenchon est accablé, pour ne pas parler de Nicolas Dupont Aignan qui n'a fait qu'acter la convergence de son programme avec celui de la dernière candidate en lice. Les autres ne se gênent pas pour réunir dans un même panier à salade tous les fonds de sauce de la cuisine politicienne, les opposants n'en auraient pas le droit au nom du pseudo antifascisme, plus, ils osent convoquer la morale!!Personnellement, je n'ai aucun attirance pour madame Le Pen. Je trouve ses discours mauvais, qu'elle soit incapable de parler sans papier n'est pas à la hauteur de la fonction, qu'elle commence ses discours par "mes chers amis" est énervant au plus haut point: on n'a pas à être ses amis mais ses concitoyens, la politique ne se résume pas à Facebook.Mais Emmanuel Macron est autrement plus inquiétant avec l'annonce de la destruction de la protection sociale, l'alignement sur l'Allemagne et les Etats-Unis pour partir en guerre contre la Russie, la promotion du communautarisme, la discrimination positive, le foulard islamique à l'université, la hausse de la CSG et de la TVA, bref l'application du programme de Bruxelles qu'Asselineau a bien analysé dans sa campagne, les fameuses GOPE ... la liste est longue.Alors on peut être pour, on peut être contre. Le débat entre l'économie néoclassique (dite néolibérale) et l'économie mixte, entre le rôle de la finance et l'économie de production, sur le rôle de l'Etat, sur le libre-échange, est ancien et sous-tendu par une littérature de qualité. Nous avons des analyses sociologiques brillantes pour argumenter les points de vue des uns et des autres.Il y a tout pour argumenter et le recours au mythe du fascisme, à la manipulation de l'histoire (notamment à la II° guerre et au régime de Vichy) , au terrorisme qui n'est déjà plus seulement intellectuel, à la condamnation à la mort sociale de tous ceux qui ne plient pas, à des méthodes de propagande plus que douteuses, est inacceptable.Il appartient à chacun de le condamner par la voie qu'il trouvera la plus appropriée.  Read the full article
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mrochetclaude · 4 years ago
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Bienvenue !
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Traversée des bluemlisalp    Professeur des universités Politiques publiques et gestion de la technologie "La liberté ne consiste pas à avoir un bon maître mais à n'avoir pas de maître du tout" (Cicéron) Pour la refondation de la pensée critique ↑ Grab this Headline Animator Je suis professeur des universites (honoraire désormais), conférencier et formateur dans un domaine à la fois assez vaste et assez précis puisqu'il traite des politiques publiques, de l'innovation et de la modélisation des systèmes complexes, et actuellement essentiellement sur les smart cities. Je me suis formé à la modélisation des systèmes complexes durant mes années dans l'industrie, notamment l'industrie automobile puisque j'ai travaillé cinq ans chez PSA à la Direction de la recherche et des affaires scientifiques. Il s'agissait à l'époque de passer du véhicule comme somme de sous-ensembles à un système intégré dont la valeur est supérieur à la somme de ses éléments. Cette discipline s'est ensuite appliquée aux systèmes d'information, et aujourd'hui je l'applique à la modélisation des villes intelligentes - ou smart cities - qui est mon champ actuel de recherche. J'ai lié cette ingénierie des systèmes complexes aux stratégies d'intelligence économique en ce qu'elle permet la prise de contrôle de sociétés, cas pratique que j'ai eu à traiter dans le cadre de l'affaire Alstom. Nous avons, avec Frédéric Pierucci, crée la société Ikarian qui intervient sur les problémariques de compliance face aux lois extraterritoriale américaines. Raid à ski dans les Alpes de Lingen (Norvège)   J'interviens dans de nombreux centres de recherche et de formation, ainsi que pour des entreprises, établissements publics et organismes à but non-lucratif, en France et un peu partout dans le monde (je travaille en français, anglais et espagnol). Vous en trouverez quelques uns ICI. La démarche est d'apprendre aux acteurs à modéliser (établir une représentation abstraite de leur environnement) la complexité dans laquelle ils évoluent pour en comprendre les interactions et identifier les leviers pertinents d'action. Par exemple j'anime une formation que j'ai conçue pour des directeurs d'établissements scolaires afin qu'ils représentent la complexité de leur environnement, la comprenne, en identifie les leviers et blocages et construisent leur plan d'action. Cette approche guide également mes recherches en histoire économique, et notamment en intelligence économique sur les stratégies de puissance des Etats, et notamment celles basées sur le soft power, soit la domination par les idées qui parvient à la soumission volontaire des dominés. J'ai dirigé le laboratoire de recherche en intelligence économique du Ministère de l'Economie et des finances, et dans ce cadre j'ai développé une expertise sur les stratégies américaines de domination par les lois extra-territoriales anti-corruption, le FCPA notamment. Je fais aujourd'hui des formations sur la mise en oeuvre de la loi française équivalente (loi du 9/12/2016 dite Sapin II) dans le cadre de la société Ikarian. Les méthodes d'animation que j'utilise sont des outils de travaux en groupe qui sont simples d’utilisation (des tableaux papier et des post-it) que j'ai conçu d'après la méthode KJ (ou diagramme des affinités) dont j'ai décliné des outils de cartographie des systèmes complexes. Pour ce qui concerne la conception de systèmes, d'organisations, de dispositifs, j'utilise les techniques du design thinking qui sont développées en France par la D.School de l'Ecole des Ponts. J'ai d'abord étudié l'innovation dans l'industrie automobile avant d'en faire une de mes disciplines académiques, que j'ai développée dans le secteur public en raison de la plus grande complexité des politiques et des organisations publiques. Depuis que je suis professeur, mes recherches et mes enseignements portent sur  le rôle de l'Etat dans le développement économique, les stratégies des politiques publiques et leur fondements dans la philosophie politique qui est à la base -même si elles oublient souvent de le dire - de leur inspiration. Dans l'histoire, il n'y a jamais eu innovation, progrès technologique, politique et social sans un rôle actif de l'Etat, ni de société juste sans Etat. La compréhension de son rôle, sa complémentarité avec l'initiative privée, ne se prête pas aux redoutables simplifications mais à une pensée complexe qui est tout le contraire d'une pensée compliquée! Vous trouverez sur ce site, à partir de mon site originel  : Une présentation de mes travaux et de mes réalisations  Des pages thématiques Les pages consacrées à mes cours (que je ne donne plus depuis ma mise à la retraite d'office) Mes publications Des articles en lien avec l'actualité. J'y publie également des articles et publications d'amis (Laurent Pinsolle, Jean-Luc Gréau, Jacques Sapir, ...) qui sont excellents dans leur discipline, sinon les meilleurs, et d'autres personnes que je ne connais pas mais que j'apprécie (comme Christian Authier) dès lors que je juge que leur contribution s'inscrit dans celle de ce site. Pour naviguer dans le site, vous pouvez: Partir des pages du menu du haut, qui structure les grandes sections de ce site. Partir de la liste des catégories qui figurent sous l'image d'en-tête ou sur le menu déroulant dans la colonne de droite. Faire des recherches en utilisant l'outil pour ce faire, en haut à droite. Suivre un même thème ou un auteur à partir des mots-clés (les tags) qui sont situés au bas de chaque article. La liste complète des mots clés se trouve dans la colonne de droite. Pour être tenu au courant des nouveautés, vous pouvez: - Souscrire au fil RSS - Vous abonner au site avec WordPress (colonne de gauche), ce qui vous permet de laisser des commentaires... voire de publier des articles sur le site! Bonne lecture! Il arrive un moment où la question n'est plus de continuer à accumuler de nouvelles connaissances, de nouveaux discours, d'autres théories encore; tout à coup il s'agit de trouver, avec sa passion, son désir, son instinct, un point fixe d'où l'on puisse maîtriser les choses. La question n'est plus de l'origine des choses et de leur fonctionnement; la question urgente devient soudain celle du sens de ces données (...) On fait alors l'expérience que ce point vers lequel tout converge, ce centre de la signification de toute chose accessible à la connaissance, ce n'est pas par un effort d'énergie qu'on y accède, au contraire: toute attitude active d'acquisition de connaissances doit céder le pas à une paisible attitude de contemplation, d'écoute, de vision, de descente en soi. Cette seule chose essentielle, on ne peut pas la forcer, c'est une rencontre, quelque chose qu'on trouve sans le chercher. Le sens de toute choses, on ne peut l'inventer; la raison dernière des choses, on ne peut la fonder sur la raison: lorsque l'on rencontre cet essentiel, on a le sentiment d'une unité dernière, suprême, le sentiment (...) d'avoir trouvé ses repères, son équilibre intérieur, où tout questionnement est désormais inutile. L'unique chose qui soit essentielle est enfin trouvée. Et à partir de cette chose, il est enfin permis de vivre. Eugen DREWERMANN Sur l'homme riche (sermon aux étudiants pour le temps de Pâques) Le pont de neige a craqué, mais Christophe assure! splendide vue sur le cirque de Zinal et l'Obergabelhorn Read the full article
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mrochetclaude · 4 years ago
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Covid-19 : l’implacable constat des vraies causes de décès
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Réalité travestie, carpettes « parlementaires », passe sanitaire et mortalité Covid-19 : l’implacable constat des vraies causes de décès Ecoutez « En réalité, ce sont les premiers travestissements de la vérité qui demandent le plus d'efforts. Ensuite, on entre dans une sorte de spirale mythomane et les mensonges s'enchaînent avec un naturel assez perturbant rétrospectivement. » Zoé Shépard (Aurélie Boullet), Absolument dé-bor-dée ! ou le paradoxe du fonctionnaire, Albin Michel (2010) La prorogation du passe sanitaire est d'ores et déjà discutée (dans une précipitation inouïe) à l'Assemblée Nationale. Le débat donne lieu à des renoncements et à une démonstration de soumission qu'illustre le rôle désormais accessoire que joue la représentation nationale dans le débat démocratique. L'objectif est bien d'enjamber la période pré-électorale, de se retrouver enfin en eaux calmes, grâce à une sorte de contraction temporelle, projeté après la "victoire présidentielle", en ayant si possible préalablement bouclé à marche forcée le cadenassage sanitaire de la population. La foire bat son plein et le cirque politique est en ville. On notera ainsi les propos hallucinés du rapporteur Jean-Pierre Pont... et l'amendement courageux porté par le macroniste parisien Pacôme Rupin. (I). On examinera ensuite, preuves à l’appui, les causes véritables d’une mortalité dont la chronique a pourtant été annoncée malgré la force d’un déni aussi vain que stupide (II), lequel n'empêchera pas le soliton qui gonfle, La Vague réellement scélérate, celle-là-, et ses suites à venir, de finalement déferler après s'être formée. Nous nous reportons ici pour ce faire à deux excellents papiers d’Eric Verhaeghe, d’une part, et de Patrice Gibertie, d’autre part, lesquels offrent une analyse particulièrement solide d’informations sourcées qui, pour les sceptiques, devraient être une source de débats et d’échanges fructueux. On se reportera aussi, en guise d’introduction, aux exposés d’une qualité scientifique exemplaire effectués par le professeur Jean-Marc Sabatier et d’autres collègues. M. Sabatier, qui est virologue directeur de recherche au CNRS, explique en effet de manière remarquablement détaillée, magistrale Leçon scientifique, le fonctionnement du virus COVID et celui des vaccins dans l'organisme humain. Mais pour l’heure, et à l’aune des débats sur l’étouffoir démocratique en cours en France, il faut donc absolument lire comme nous le propose E.Verhaeghe, l’extravagant rapport sur le passe sanitaire rendu par le député LREM du Pas-de-Calais Jean-Pierre Pont, rapporteur de la loi scélérate qui fait tout pour proroger le passe sanitaire sans raison… sanitaire ! Ce texte, effectivement digne de la propagande stalinienne à ses meilleures heures, comporte de nombreuses perles dont nous citerons quelques pépites ci-après : « Le bilan qui peut être dressé de la gestion de la quatrième vague montre que la mise en œuvre du passe sanitaire, combinée au déploiement de la campagne de vaccination, a fonctionné et qu’elle a rempli les objectifs qui lui ont été assignés : il a permis de préserver la reprise des activités à laquelle les Français aspiraient cet été, tout en limitant les risques de propagation du virus dans un contexte épidémique défavorable. » « Le déploiement du passe, qui s’est fait sans heurts et ni difficultés, ainsi que la formidable accélération de la vaccination au cours de l’été – 85 % de la population française éligible est désormais vaccinée – ont permis de dissiper les craintes, parfois légitimes, et les vives critiques, souvent infondées, qui avaient été émises à l’encontre du passe lors de la discussion de la loi du 5 août 2021. Les Français se sont incontestablement appropriés cet outil précieux, sésame de leur liberté retrouvée. » Donc, nous explique-t-on, on récapitule : -Le passe sanitaire est une grande réussite qui a permis d’endiguer la quatrième vague et de rendre aux Français la liberté que le virus leur avait volée. -Ceux-ci disposent désormais de "leur liberté retrouvée" grâce à un “sésame” qui est un “outil précieux” que les Français (sans aucun doute considérés comme de parfaits abrutis qui ne comprennent rien à rien) se sont "incontestablement appropriés". Mais surtout pas un mot sur la société de surveillance, pas un mot sur le crédit social, pas un mot les manifestations qui se déroulent chaque samedi en France, pas un mot sur les milliers de suspensions prononcées dans les hôpitaux. "On est frappé, relève fort justement E. Verhaeghe dont nous citons in extenso les propos, par la cécité, réelle ou d’emprunt, qui peut s’emparer d’un député de la majorité vis-à-vis de la réalité du pays qu’il est supposé représenter. " Une chose est sûre avec le passe sanitaire : c’est qu’il a segmenté les perceptions. Il y a ceux qui se convainquent que tout va bien, quoiqu’il arrive, et il y a ceux, plus rares, qui s’interrogent sur une gouvernance qui procède par des coercitions plus ou moins ouvertes où ne pas être vacciné condamne à une dégradation sociale ou au chômage. Mais il est vrai que si l’on oublie ce point de détail, où 30% des soignants n’ont accepté le vaccin que sous la menace de perdre leur emploi, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.  La propagande de M.Véran a fait son effet : Lors de l’audition du ministre de la Santé, qui a suivi la présentation du rapport, Olivier Véran n’a pas mâché ses mots pour répéter la propagande dont M.Jean-Pierre Pont s’est inspiré (ça simplifie le travail). On précisera que Jean-Pierre Pont est médecin, de formation… Normal qu’il ait besoin de nègres pour écrire des discours politiques. Voici donc le code source, en quelque sorte, du rapport parlementaire. Ce sont les propos du ministre Véran : « Parce que nous avons mené une campagne massive de vaccination, puisqu’en métropole près de 90 % des adultes sont désormais vaccinés, mais aussi grâce aux outils de gestion de la crise sanitaire, notamment le passe sanitaire et le respect des gestes barrières, nous avons réussi à écrêter cette quatrième vague épidémique en métropole et donc à éviter de trop fortes conséquences sanitaires. Les courbes comparatives des quatre vagues montrent bien la corrélation entre la mortalité, les hospitalisations, les cas graves et le nombre de cas : elle a totalement explosé au cours de la quatrième, dans le bon sens du terme, c’est-à-dire qu’il y a eu beaucoup moins de cas graves proportionnellement au nombre de contaminations une fois la population vaccinée. D’ailleurs la plus grande étude mondiale sur l’efficacité des vaccins, qui est française, publiée la semaine dernière, qui a comparé onze millions de Français vaccinés avec onze millions de Français non vaccinés confirme une réduction de 92 % du risque d’hospitalisation chez les personnes âgées de 50 ans et plus lorsqu’elles ont été vaccinées. » On est forcément frappé par la proximité des “��léments de langage” entre le rapport parlementaire et le discours du ministre. On remarque aussi que la grande étude sur “onze millions de Français vaccinés” est sortie au bon moment. Juste quand il fallait justifier le maintien du passe sanitaire ! Comme c’est bizarre… Nos lecteurs, observe E. Verhaeghe, se souviendront des chiffres de mortalité pour 2021 qui nous avons donnés, qui relativisent très fortement les déclarations triomphalistes du gouvernement. Rappelons en effet que, en 2021, l’été a été plus meurtrier en France qu’en 2020. Et pourtant le vaccin n’existait pas il y a un an ! Mais plus personne n’en est à ces approximations près… L’essentiel est que les pions majeurs de l’Assemblée Nationale répètent ad libitum la propagande officielle. La députée MODEM Sophie Mette se ridiculise Au rang des meilleures perles, on citera les propos bouffons de la députée MODEM Sophie Mette (Gironde), qui a osé déclarer : « Pourtant, en dépit des critiques souvent stériles et excessives, jamais nous n’avons dévié de cette ligne – exigeante – qui porte pleinement ses fruits : la campagne de vaccination et le passe sanitaire sont une réussite. Les chiffres sont plus qu’éloquents : il y a environ un an, seuls 44 % des Français avaient confiance dans le vaccin ; ils sont désormais presque 70 % à avoir achevé leur schéma vaccinal. On compte 5 000 nouvelles contaminations par jour, en baisse régulière, et la décrue des hospitalisations, ainsi que des décès, est considérable. » Ou comment confondre la confiance dans le vaccin et l’obligation d’être vacciné pour garder son emploi. Là encore, (nous voyons) les députés qui prennent leur désir pour des réalités et qui imaginent que la coercition ne se paiera pas cash tôt ou tard. Mais au fond, devons-nous nous apitoyer sur le sort d’une caste politique aussi médiocre, qui baigne dans une propagande stérile et coupée des réalités ? Nouvelle trahison du parisien Bournazel Habitué aux circonvolutions politiques, le député de Paris M.Pierre-Yves Bournazel a pour sa part commis cette phrase historique :  "Quelle est la raison d’être du passe sanitaire ? Il ne vise pas à restreindre nos libertés. Au contraire, c’est le seul moyen de retrouver notre liberté de déplacement en toute sécurité et de préparer sereinement l’avenir." Bien évidemment, montrer ses papiers pour prendre un café, aller au restaurant, voyager en train ou en avion, assister à un spectacle, cela s’appelle retrouver sa liberté de déplacement ! A quand, comme en Allemagne (en Hesse), l'interdiction de tout accès des non-vaccinés aux magasins d'alimentation ? L’amendement salvateur de Pacôme Rupin Seul motif de satisfaction : l’amendement porté par le député LREM Pacôme Rupin, encadrant de façon plus stricte la mise en oeuvre du passe sanitaire. On notera les considérants de l’amendement : "Cet outil, s’il a favorisé le déploiement de la vaccination au sein de la population depuis l’été, reste un outil très problématique en ce qu’il va à l’encontre de la liberté́ de conscience et de choix de chacun (en instaurant une forme d’obligation vaccinale déguisée), surtout dès lors que les tests de dépistage sont rendus payants. Cette mesure porte en elle-même une forme de discrimination pour l’accès à des lieux essentiels à la vie quotidienne. C’est un risque supplémentaire de division de la société et d’opposition des citoyens entre vaccinés et non-vaccinés." Pacôme Rupin sauve l’honneur de l’Assemblée Nationale en étant le seul à dire les choses : le passe sanitaire est un outil de discrimination qui porte atteinte aux libertés et qui fracture la société française : « Le présent amendement propose donc que le recours au passe sanitaire soit territorialisé et qu’il ne puisse être mis en œuvre qu’en cas de taux d’incidence supérieur ou égal à 50, sur une semaine continue, dans le département concerné. » Triste consolation pour un Parlement godillot, effectivement, puisque la seule mesure à prendre est la suppression immédiate de ces mesures scélérates que constituent le « pass sanitaire » et les contraintes instituées par une obligation vaccinale dont on ne peut et on ne pourra que mesurer l’ampleur des dégâts au fur et à mesure des semaines et mois à venir. Car l'on ne pourra pas indéfiniment repousser la réponse à la seule question qui se pose désormais et que ne pourra endiguer, écarter ou passer sous silence la communication gouvernementale. II- Mais de quoi meurt-on exactement ? La comparaison de la surmortalité toutes causes et des décès covid met en évidence de surprenants écarts. Entre 40 et 60% de l’excédent de décès chaque semaine ne s’expliqueraient pas par la Covid, alors de quoi meurt-on dans cet Occident survacciné ? La presse n’en parle pas pourtant cette épidémie tue plus que la Covid… Les statistiques officielles cacheraient elles la moitié des excès covid, les effets secondaires des vaccins seraient ils l’explication ? Abonnez-vous au blog car la censure veille… En France les plus de 75 ans sont massivement morts en aout septembre, autant que l’hiver dernier, mais officiellement ils étaient protégés de la covid, ils sont morts de quoi ? Un excès anormal de mortalité plus important que cet hiver ou qu’au printemps 2020. A l’époque on accusait la covid mais officiellement elle ne serait pas cause. Mais alors qu’est ce qui a tué les plus de 75 ans et pourquoi personne n’en parle ? Pourquoi une surmortalité toute causes confondues dans les semaines qui suivent l’appel de Macron du 12 juillet ? Il n’y a pas de décès covid à ce moment-là. Aux Etats Unis la moitié de la surmortalité de l’été et l’automne ne serait pas due à la Covid mais alors à quoi est-elle imputable ? Le site EUROMOMO mesure la surmortalité dans l’Union Européenne, le Royaume Uni, Israël et quelques autres pays du continent. On découvre que depuis le début de 2021 la Covid représenterait moins de la moitié de la surmortalité enregistrée. La surmortalité serait deux fois plus importante que l’an dernier (sans vaccin), et elle exploserait après le mois de mai quand l’épidémie avait ralenti et plus encore en septembre octobre. Cette mortalité par rapport à 2020 ne concernerait pas les plus de 85 ans mais toutes les autres catégories dans les semaines qui suivent leur… vaccination Une surmortalité qui concernerait a minima 100 000 européens et que n’expliquerait pas la Covid… Les Ecossais sont les premiers à s’en inquiéter, cette surmortalité serait plus importante que les décès associés à la Covid. Le nombre de personnes décédées en Écosse la semaine dernière était 30% supérieur à la moyenne avant la pandémie, ont montré de nouveaux chiffres. Le National Records of Scotland a déclaré que 1 353 décès toutes causes confondues avaient été enregistrés au cours de la semaine précédant le 10 octobre. C’était 315 (décès) de plus que la moyenne de la même semaine de 2015 à 2019, et le taux de décès « excessifs » le plus élevé depuis la première semaine de janvier 2021. Il s’agit notamment des décès liés au cancer, aux maladies cardiaques et à la démence. Cela survient alors même que le nombre de décès où Covid a été mentionné dans l’enregistrement est tombé pour la deuxième semaine consécutive, à 126. Le nombre de décès liés à la pandémie avait augmenté depuis la mi-août, mais semble avoir culminé à 167 au cours de la semaine se terminant le 27 septembre – bien en deçà des pics précédents lors de l’épidémie initiale du virus et au début de 2021. Le chiffre est tombé à 143 la semaine suivante, et a maintenant baissé de 17 à 126 – dont 100 étaient des personnes âgées de plus de 65 ans et dont 98 se sont produites dans les hôpitaux. Les hommes représentaient 82 des décès, tandis que 44 étaient des femmes. Un autre décès a également été enregistré, lié aux effets indésirables d’un vaccin Covid-19. Cela porte à cinq le nombre total de décès pour lesquels le vaccin était une cause sous-jacente, contre une population de 4,2 millions en Écosse qui a reçu au moins une dose. Quelles étaient les causes du décès ? Les 315 décès supplémentaires enregistrés la semaine dernière représentent une augmentation de 30% par rapport à la moyenne sur cinq ans avant la pandémie pour cette période de l’année. Ils comprennent : - 44 décès par cancer, - 40 décès supplémentaires liés à des troubles circulatoires, - 27 décès par démence ou Alzheimer, - et sept d’affections respiratoires. Il s’agit de la 20è semaine consécutive avec un excès de décès au-dessus de la moyenne quinquennale, et le plus élevé depuis la semaine se terminant le 10 janvier 2021. En 2020, l’Écosse a enregistré le plus grand nombre de décès excessifs en temps de paix depuis 1891 , lorsque le pays a été touché par une épidémie de grippe russe. Aux Etats Unis la surmortalité explose depuis le mois de juin (2021) pour atteindre un niveau inégalé même pour des catégories d’âge très vaccinées : Pourtant, comme on peut le constater ci-dessous, en juillet (2021) le nombre de décès covid n’atteignait pas le niveau du printemps. La surmortalité des 25- 64 ans de juin à août (2021) ne peut pas s’expliquer par la Covid. Il y a en effet peu de décès imputables à ladite Covid. En Israël, chaque mois d’août, on compte 3500 décès, l’an dernier a compté 400 décès de plus liés à la Covid (sujets non vaccinés), cette année 630 de plus pour la Covid (dont 222 non vaccinés) et 400 autres décès que n’explique pas la Covid. Ainsi 10% des décès et la moitié de la surmortalité n’auraient pas d’explications… En France la surmortalité apparaît nettement par rapport à 2020 (5%), mais cela à un moment où la Covid est maitrisée, fin août (2021). Pour les 15 à 44 ans des pointes de surmortalité toutes causes (confondues) de 5%, à un moment qui correspond à l’après 12 juillet (2021)… Toujours en France, la surmortalité des plus de 75ans était deux fois plus importante en 2020 qu’en 2021 après la vague du printemps ; aujourd’hui 2021 a pratiquement rattrapé 2020 et la covid n’y est pour rien, l’explication se trouve dans les décès des quatre derniers mois. Le document ci-dessous met en évidence une surmortalité des plus de 75 ans entre la 28ème et la 36ème semaine. Certains en déduiraient que la vaccination n’a pas empêché la dernière vague, mais on nous dit que si. Dès lors, pourquoi les vieux sont-ils massivement décédés en septembre ? Regardez bien ci-dessous les décès Covid officiels en France ; ils expliqueraient la surmortalité des semaines 1 à 19, mais en juin juillet il n’y a plus de décès covid… mais un surplus de mortalité dans le pays pour les semaines 28 29 30. De quoi meurent-ils ? Le président a parlé ; souvenez-vous, ça pique, ça pique … » Que conclure de tout cela sinon que l'onde probablement monstrueuse qui s'est levée devra finalement déferler. Read the full article
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mrochetclaude · 4 years ago
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Mis à jour le 2021-07-30 Les "smart cities" les villes et territoires intelligents Social Emergence, Cornerstone of Smart City Governance as a Complex Citizen-Centric System Aout 2021 La France des villes moyennes, une stratégie d’avenir pour les territoires (Juillet 2021) - Les « territoires pertinents » : Approche du développement régional basé sur la vie réelle Juillet 2020 - Pas de villes intelligentes sans territoires intelligents!  Revue Politique et Parlementaire, janvier 2020 - Direct democracy as the keystone of smart city governance as a complex system Complex Sciences Design and Management, Springler Verlag, 2016 - "Urban lifecycle management: A research program for smart government of smart of smart cities" Complex Sciences Design and Management, Springler Verlag, 2015 - Les villes intelligentes, enjeux et stratégies pour de nouveaux marchés, ESCP Europe, 2014 Histoire de l'économie et du rôle de l'Etat dans le développement: - Le rôle du pamphlet dans l'histoire économique, préface au livre de Jean-Luc Ginder, 2018 - L'Etat stratège, de la Renaissance à la III° révolution industrielle, paru dans l'Encyclopédie de la stratégie, Ed. Vuibert, 2014 - "L'Etat stratège, d'une mondialisation à l'autre: XVI-XXI° siècle" ,  préface à l'édition française du livre d'Erik Reinert - Pour une Logique de l'Indiscipline - Réflexions sur L'éthique De La Décision Publique, autour du livre d'Alasdair Roberts The Logic of Discipline, Revue Française d’Administration Publique, 2011/4   PDF - « No philosophy, please, we are managers : Public management and the common good, euro-atlantic convergences » International Review of Administrative Sciences, 2010 Texte français - « Pas de philosophie, SVP, nous sommes des managers » Management public et bien commun : convergences euro-atlantiques”, Revue Internationale des Scences Administratives, 2010 - "Carlota Perez's Contribution to Public Management", chapter in Festchrift for the 70th birthday of Carlota Perez (2009). Texte français - "Sortir du processus d'euthanasie bureaucratique de l'Etat" (non publié) - « The Common Good as an Invisible Hand : Machiavelli’s legacy to public management »  International Review of Administrative Sciences 2008, 74 3, Texte français:  Le bien commun comme main invisible: le legs de Machiavel au management public - "Non à l'euthanasie bureaucratique de l'Etat", Perpectives Républicaines, 2006        Stratégie, politiques et organisations publiques, économie numérique: - L’État stratège face aux enjeux de l’iconomie, in L'acteur et la bureaucratie au XXI° siècle, Yves Emery et David Giauque, Presses de l'Université Laval, 2016 - Mille-feuilles administratif et sécurité de l’information - "L'inattendu comme ressource stratégique", avec Anaïs Saint, paru 2014, Presses Universitaires du Québec - "Process modeling and public value: Performance measurement for emergency assistance services?" International Business Research (vol 6.2 2013) - Digitizing the Public Organization: Information System Architecture as a Key Competency to Foster Innovation Capabilities in Public Administration, Halduskultuur - Administrative Culture (13_1/2012) Rochet, Claude; Peneranda, Adrien; Peignot, Joris. - Pour une Logique de l’Indiscipline - Réflexions sur L’éthique De La Décision Publique, autour du livre d’Alasdair Roberts The Logic of Discipline, Revue Française d’Administration Publique, 2011/4   PDF - "Management des services publics et pilotage de la performance : vision en contre-plongée de la Loi d’Orientation sur les Lois de Finance: le cas français des services départementaux d'incendie et de secours" - Pyramides 19/2010 - « The Use of an Information System as a Legitimate Subversive Agent : A System For Monitoring French Scientific Research », Information Polity, 2009  PDF - « Crisis as Change Strategy in Public Organizations » International Review of Administrative Sciences 2008; 74 1, avec Olivier Keramidas et Lugdivine Bout - « La crise comme stratégie de changement dans les organisations publiques : l’apport de la résilience organisationnelle », Revue Internationale des Sciences Administratives, avec Olivier Kéramidas et Lugdivine Bout (Mars 2008) - « La crise comme stratégie de changement dans les organisations publiques », avec Olivier Kéramidas, Revue des Sciences de Gestion (Décembre 2007) - "LOLF et changement de paradigme" chapitre d'ouvrage collectif - “Intelligence économique et dynamisme institutionnel”, VSE, Revue de l’Association des Docteurs en Sciences Economiques, juillet 2007 - « Making crisis a momentum for change within public services », International Journal of Public Sector Performance Management, 2007 - « Piloter l’évolution de l’Etat : Comment lier innovation dans les organisations et dans les institutions ? » Télescope, Revue de l’Observatoire comparée d’administration publique, ENAP, Montréal, 2006 - « La gestion par les résultats : approche comparée Québec France » (avec le professeur Bachir Mazouz), Télescope, Revue de l’Observatoire comparée d’administration publique, ENAP, Montréal, 2006 - Comment lier innovation dans les organisations et dans les institutions? Le cas de la LOLF en France Télescope, ENAP, Montréal, 2005 - “Une seule flèche pour deux cibles: le pari ambitieux de la réforme budgétaire en France » Management International, Montréal, automne 2004 - « Rethinking the management of information in the strategic monitoring of public policies by agencies »  Industrial Management and Data Systems, 2004,vol.3 - “USA: tigre en papier et leader technologique”, Revue Française de Géo-économie, 2003   Symposium à comité de lecture - “Pas de philosophie, SVP, nous sommes des managers”, IIASA Helsinki 2009, EGPA Malte 2009 - “The Common Good as Invisible Hand: Machiavelli Bequest to Public Management”, EGPA, Madrid, 2007, The Other Canon Foundation, Oslo, 2007 - “Information systems as a legitimate subversive agent : the case of the French public research policy” EGOS, Bergen 2006 - « The Risk of Efficiency Indicators in the Monitoring of public Policies” EGPA conference, Bern, Sept 2005 - « Les organisations publiques face à l'innovation: la crise comme stratégie de changement organisationnel » (avec Olivier Kéramidas) AIMS, juin 2005, publié dans l’IAAS - « Making crisis a momentum for change within public services », MAAOE conference, Melbourne, october 2003 - « Rethinking the management of information in the strategic monitoring of public policies by agencies », communication MAAOE conference, Paisley 2002, publié dans Industrial Management and Data Systems - "Are Government Agencies a good way of combining organizational efficiency and the progress of democracy? THE CASE OF NATIONAL PUBLIC ESTABLISHMENTS IN FRANCE" PSA conference, Leicester, 2003 -  « Les nouveaux enjeux et processus de la décision publique, Le rôle du débat public dans la prise de décision complexe », communication conférence MAAOE, Versailles, 2001 Pour une logique de l'indiscipline from Claude ROCHET Read the full article
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